Plusieurs incidents ont émaillé jeudi en Algérie les élections locales, notamment à Bouira, au sud-est d'Alger, où des heurts entre policiers et jeunes manifestants ont fait une vingtaine de blessés, selon la presse.
Une nouvelle victoire du parti présidentiel Front de Libération Nationale est attendue lors de ce scrutin, dont la participation avait atteint quelque 28% vers 16H00 (15H00 GMT), selon le ministre de l'Intérieur Dahou Ould Kablia.Aux élections locales de novembre 2007, ce taux plus élevé, était de 34,2619% à la même heure.
Malgré un retour brutal du froid et des tempêtes, des incidents ont eu lieu entre la police et de jeunes manifestants qui voulaient empêcher les électeurs de voter dans la municipalité de Takerboust, dans la région de Bouira à 125 km au sud-est d'Alger, ont indiqué des habitants.
Ils ont fait 20 blessés parmi les forces de l'ordre et les jeunes qui tentaient de saccager un centre de vote, selon l'édition en ligne du quotidien El-Watan.Les protestataires, qui avaient en vain réclamé une commission d'enquête sur la gestion de la commune durant cinq ans, cherchaient à empêcher le vote, ont indiqué certains d'entre eux au quotidien francophone.
Ces incidents ont entraîné une interruption momentanée du vote dans cette localité.Plusieurs manifestants ont été interpellés.
A Haïzer, dans cette même région, des habitants ont provoqué une suspension des opérations de vote durant deux heures pour protester contre le vote dans leur commune de militaires en poste dans une caserne implantée dans la région.
Plusieurs partis, dont le Front des forces socialistes (FFS) de l'opposant historique Hocine Aït Ahmed, réclament que les militaires votent dans leur commune d'origine, craignant aussi des fraudes massives.
Les autorités espéraient une participation de 40 à 45% des 21 millions d'électeurs pour ce scrutin sans grand enjeu qui met aux prises 52 partis politiques et 197 listes indépendantes.
Le taux d'abstention avait dépassé les 57% aux élections législatives du 10 mai, organisées dans la foulée des réformes lancées par le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, pour parer à un Printemps arabe.
Pour lutter contre l'abstention, les autorités ont accordé "une autorisation spéciale d'absence rémunérée" pour jeudi.
Le Front de libération nationale (FLN, présidentiel), déjà majoritaire à l'Assemblée nationale, s'attend à une victoire "écrasante".
Aucun appel au boycott n'a été enregistré en Algérie mais le chef historique du Front islamique du salut (FIS, dissous), Abassi Madani, a appelé depuis le Qatar où il est établi, à "un boycott massif de ce scrutin" pour "mettre à nu le régime algérien et ses pratiques répressives".
Ouverts à 08H00 (07H00 GMT), les bureaux de vote devaient fermer à 18H00 GMT, mais des prolongations d'une heure ont été décidées dans 29 des 48 départements, selon des sources officielles.
Les résultats étaient attendus tard en soirée ou vendredi matin.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.