Centrafrique: l'Union africaine condamne les violences rebelles

Infos. ...

BANGUI (AFP) - (AFP)

La présidente de la Commission de l'Union Africaine (UA), Nkosazana Dlamini Zuma, a "fermement" condamné les attaques menées par une faction rebelle dans le nord de la Centrafrique et demandé de retrait immédiat de ces assaillants des villes occupées, dans un communiqué reçu jeudi par l'AFP.

"La présidente de la Commission condamne fermement ces attaques" d'une faction dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui estime que les accords de paix signés en 2007 avec le gouvernement ont abouti à un échec.

Ces attaques "constituent une violation flagrante de l'accord de paix global de Libreville (entre le gouvernement et les rebelles en 2007) et sapent les efforts de consolidation de la paix en République Centrafricaine", juge l'UA.

Sa présidente "demande instamment à la faction de l'UFDR qui est à l'origine de ces attaques, de se retirer immédiatement et inconditionnellement de toutes les localités qu'elle occupe, et de cesser toute action armée".

"Elle lui demande également de s'inscrire dans le processus de dialogue en cours et de prendre une part active au programme de Désarmement, démobilisation, et de réinsertion (DDR) dans le nord-est", selon le communiqué.

Lundi, une faction rebelle de l'UFDR, dirigée par Michel Djotodia, avait pris d'assaut la ville de Ndélé, qui compte 15.000 à 20.000 habitants, ainsi que les localités de Sam Ouandja et d'Ouadda, situées dans le nord-est du pays (à 200 km de Ndélé), une région où l'armée n'est pas ou peu présente.

La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une autre ex-rébellion censée contrôler la zone en bonne intelligence avec l'armée depuis la signature d'un accord de paix en 2011, avait lancé mercredi à l'UFDR un ultimatum de 48h pour quitter Ndélé.

De son côté, le ministère de la Défense avait affirmé mardi que l'armée avait pu "reprendre" le contrôle de Ndélé, carrefour du Nord près de la frontière tchadienne.Une partie de la population avait fui la ville.

L'armée ne contrôle qu'une petite partie du territoire centrafricain, essentiellement au sud.Le pays avait connu un calme relatif entre 2008 et 2011.Mais des dissidents de plusieurs rébellions ayant signé des accords de paix sèment le trouble depuis l'an dernier.

Newsletter

Restez informé ! Recevez des alertes pour être au courant de toutes les dernières actualités.
Réagir à cet article

L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.

En direct
Les rendez-vous santé
Nos applications
Facebook
Twitter
Instagram
Centrafrique: l'Union africaine condamne les violences rebelles