Au moins quatre personnes ont été tuées et six grièvement blessées, toutes par balles, mercredi soir par des hommes armés qui ont attaqué le restaurant d'un hôtel de Garissa, ville du nord-est du Kenya, frontalière de la Somalie, a indiqué à l'AFP un responsable local.
"Les assaillants ont pénétré dans le restaurant où les clients dînaient ou discutaient et ont ouvert le feu au hasard avant de prendre la fuite", a déclaré le préfet du département Mohamed Maalim.
"Quatre personnes sont mortes sur place et six ont été conduites à l'hôpital", grièvement blessées, a-t-il précisé, ajoutant que l'identité et les mobiles des assaillants étaient pour l'heure inconnus.
Un policier présent sur les lieux et ayant requis l'anonymat a de son côté fait état de cinq personnes tuées dans l'attaque."Des hommes armés ont juste tiré à l'intérieur de l'hôtel et se sont enfuis", a-t-il expliqué.
Selon M. Maalim, les quatre victimes décédées sont un responsable local des services pénitentiaires, le patron de l'hôtel visé - l'Hôtel Dune - et deux clients, dont une femme.
L'Hôtel Dune est fréquenté par des clients issus de la classe moyenne, essentiellement des fonctionnaires et des habitants non originaires de la région.
La ville de Garissa est devenu un des principaux foyers de tension nés de l'intervention de l'armée kényane en Somalie en octobre 2011 pour en déloger les insurgés islamistes shebab.
Cinq policiers avaient été tués en novembre à Garissa: deux avaient été abattus lors d'une patrouille, et trois autres avaient été pris pour cibles quelques jours plus tard, alors qu'ils changeaient un pneu de leur véhicule.
Début janvier, quatre personnes, dont trois policiers, y avaient été blessées par une grenade jeté contre un véhicule de police.
Les attaques se sont multipliées au Kenya depuis l'entrée de l'armée kényane en Somalie, notamment à Garissa, à Mombasa et sur la côte kényane, et enfin dans la capitale Nairobi et dans sa banlieue.
La police attribue ces attaques aux shebab ou à leurs sympathisants, même si le mouvement islamiste, qui a menacé le Kenya de représailles après son intervention militaire, n'en a directement revendiqué aucune.
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