Le président soudanais Omar el-Béchir a discuté mercredi avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi de la situation au Darfour, peu après son arrivée à Tripoli pour une visite officielle de deux jours, a rapporté l'agence libyenne Jana.
L'entretien a porté sur "les moyens de ramener la paix et la sécurité au Darfour", région de l'ouest du Soudan limitrophe de la Libye en proie depuis sept ans à une guerre civile, a indiqué Jana sans plus de détails.
Selon l'agence, les deux dirigeants ont discuté également de "la situation sur le continent africain" et des relations bilatérales, notamment dans le domaine de l'investissement.
Sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), M. Béchir est arrivé plus tôt à Tripoli pour une visite officielle dont le programme n'a pas été annoncé à Tripoli.
La veille, l'agence officielle soudanaise Suna avait indiqué que le président Béchir devait effectuer une visite de deux jours en Libye pour discuter de "relations bilatérales" avec le dirigeant libyen.
Le Soudan avait fermé le 1er juillet son poste-frontière avec la Libye, situé en plein désert, affirmant que le trafic sur cette route était menacé par des "bandits" et des "rebelles".
Khartoum avait toutefois nié que cette mesure était sa réponse à la présence à Tripoli de Khalil Ibrahim, chef du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour.
Tripoli a affirmé de son côté qu'elle "comprenait pleinement la décision soudanaise".
Le JEM a suspendu début mai sa participation au processus de paix de Doha, parrainé par le Qatar, l'Union africaine (UA) et l'ONU, et a repris les combats au Darfour contre les forces pro-gouvernementales dans cette région.
L'accueil de Khalil Ibrahim en Libye, après son extradition du Tchad à la mi-mai, avait choqué les autorités soudanaises qui ont demandé son extradition et l'aide d'Interpol pour son arrestation.
Le président Béchir est depuis mars 2009 sous mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.La CPI a délivré en juillet un second mandat d'arrêt contre le président soudanais, pour génocide.
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