Octobre "propice" pour la présidentielle ivoirienne, annonce la commission électorale

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ABIDJAN (AFP)

Le mois d'octobre 2010 est "la période propice" pour la tenue du scrutin présidentiel en Côte d'Ivoire, sans cesse reporté depuis 2005, a déclaré mercredi le porte-parole de la Commission électorale indépendante (CEI), Bamba Yacouba.

Au terme d'une réunion mercredi, "la commission centrale de la CEI a, en toute responsabilité, retenu le mois d'octobre 2010 comme étant la période propice pour l'organisation de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire", a-t-il indiqué lors d'une déclaration devant la presse au siège de la commission.

Pour la CEI cependant, "certaines conditions doivent être observées par le gouvernement et les opérateurs techniques pour le respect effectif de cette période", a ajouté le porte-parole, sans plus de précision.

Sans cesse repoussée depuis la fin du mandat du président Laurent Gbagbo en 2005, l'élection est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en un sud loyaliste et un nord tenu par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN).

Aucune nouvelle date n'a été fixée depuis le dernier rendez-vous manqué du 29 novembre 2009.

La CEI évoque le mois d'octobre alors qu'une phase de traitement des contentieux sur la liste électorale provisoire de quelque 5,7 millions d'inscrits est en cours, en vue de parvenir à une liste définitive.

L'élaboration de la liste a donné lieu depuis des mois à de multiples polémiques, à une crise de la précédente CEI - dissoute en février en même temps que le gouvernement par M. Gbagbo, pour des soupçons de "fraude" - et même à des violences.

Le camp présidentiel a accusé sans relâche l'opposition d'avoir truffé la liste de "fraudeurs" à la nationalité, une question très sensible dans le pays.

Pour satisfaire les partisans de M. Gbagbo, une "vérification" spéciale des inscriptions de quelque 850.000 électeurs a en outre été conduite.Entamée le 20 juillet, elle a pris fin lundi.

Le chef de l'Etat bouclera en octobre 2010 dix ans de pouvoir à la faveur d'un deuxième "mandat" contesté notamment par ses deux principaux rivaux, l'ancien président Henri Konan Bédié et l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara.

Les FN, l'opposition et des organisations de la société civile ont mis en garde récemment contre les risques auxquels le pays serait exposé si l'élection ne se tient pas d'ici octobre.

En plus des difficultés liées au processus électoral, la Côte d'Ivoire doit relever le défi de la réunification, en particulier le désarmement des FN qui n'a connu pour l'heure qu'un timide démarrage, en raison officiellement de problèmes de financement.

Selon le dernier accord de paix signé fin 2008, cette opération aurait du être terminée deux mois avant le scrutin.

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