Un journaliste ougandais pourrait être traduit en justice pour sédition pour avoir suggéré que les autorités d'Ouganda avaient organisé elles-mêmes les attentats qui ont fait 76 morts en juillet, a indiqué la police jeudi à l'AFP.
Timothy Kalegyira avait écrit sur le site d'information internet Uganda Record, qu'il dirige, que les attentats du 11 juillet - revendiqués par les rebelles islamistes de Somalie shehab - pouvaient avoir "été orchestrés par l'Etat", plus précisément les militaires.
"Nous pensons que des commentaires séditieux ont été publiés.Nous allons bientôt saisir le procureur qui décidera s'il y a lieu de le traduire en justice", a indiqué à l'AFP Simon Kuteesa, chef de la section criminelles des médias à la police.
M. Kalegyra, ancien éditorialiste d'un des principaux quotidiens d'Ouganda, a déjà été entendu pendant plus de dix heures par les policiers cette semaine, selon la police et son avocat.
"Une source très élevée au sein de l'armée ougandaise spécule que les bombes ont explosé afin d'obtenir plus d'argent et d'équipement des Etats-Unis", avait écrit le journaliste sur son site au lendemain des attentats, ajoutant: "comme le pense Uganda Record depuis le début, l'enquête montrera très probablement que ce n'est pas Al-Qaïda qui a commis ces attaques".
Le double attentat avait fait 76 morts dans un restaurant éthiopien et le bar d'un club de rugby qui retransmettaient la finale de la Coupe du monde de football.
Les shebab, liées à Al-Qaïda, ont ensuite revendiqué ces méfaits censés constituer des représailles à la participation de l'Ouganda à la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom).Un tribunal ougandais a cependant annoncé le 30 juillet l'inculpation de trois Kenyans, dont un "prédicateur de l'islam" soupçonnés d'être impliqués dans les attentats.
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