Un soldat français a été tué au combat samedi après-midi dans le nord du Mali, lors d'une opération au cours de laquelle "au moins une quinzaine" de combattants islamistes ont été "neutralisés", ont annoncé dimanche l'Elysée et l'état-major des armées.
La mort de ce soldat porte à trois le nombre des militaires français décédés depuis le début de l'offensive, le 11 janvier.
Il a été tué dans "l'un des combats les plus violents" depuis le début de l'opération militaire française, a indiqué dimanche Jean-Yves Le Drian sur son compte twitter.
"Le souvenir de son sacrifice dans l'un des combats les plus violents que nous ayons menés sur le territoire malien nous animera à jamais", écrit le ministre de la Défense.Selon l'état-major des armées, un parachutiste français de 26 ans a été tué et "au moins une quinzaine" de combattants islamistes "neutralisés" au cours des opérations conduites samedi dans le nord-est du Mali.
"La détermination de la France, engagée depuis cinquante jours pour rendre sa souveraineté à l'Etat et au peuple malien, est totale.Conduites sous l'autorité du président de la République, nos opérations seront menées jusqu'à leur terme", écrit par ailleurs le ministre dans un communiqué.
Agé de 26 ans, le caporal Cédric Charenton, mort samedi au combat, était déployé au Mali depuis le 25 janvier.Engagé pour cinq ans au 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège) , il a été tué "en montant à l'assaut d'une position ennemie avec sa section", a indiqué l'état-major des armées.
"Le président de la République a appris avec une grande tristesse la mort au combat hier soir dans le nord du Mali d'un soldat du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers", déclare l'Elysée dans un communiqué."Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat".
Selon l'état-major des armées, "au moins une quinzaine" de combattants islamistes ont été "neutralisés" au cours des opérations conduites samedi par les forces françaises qui ont coûté la vie au parachutiste français.
Le président Hollande salue dans son communiqué "le courage et l'ardeur des forces françaises engagées dans le combat contre les groupes armés terroristes pour restaurer la pleine souveraineté du Mali, aux côtés des forces armées maliennes et des contingents africains".
Un premier soldat français, un pilote d'hélicoptère, avait été tué dans la région de Sévaré (nord) dès les premières heures de l'intervention française contre les groupes islamistes armés qui occupaient le nord du Mali et préparaient une offensive en direction de Bamako.
Un légionnaire du 2e Régiment étranger de parachutistes a ensuite été tué le 19 février lors d'un accrochage dans le nord du pays.
Selon l'état-major, le parachutiste de Pamiers a été tué samedi lors d'une opération des forces françaises contre les "groupes terroristes" dans le massif de l'adrar des Ifoghas, à une cinquantaine de km au sud de Tessalit.
Tout au long de la journée "les parachutistes avaient engagé le combat à plusieurs reprises avec les éléments terroristes", a précisé à l'AFP le colonel Thierry Burkhard.Vers 18H00, le parachutiste de Pamiers a été tué "en montant à l'assaut d'une position ennemie avec sa section".
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