Le second tour de l'élection présidentielle en Guinée a été fixé au dimanche 19 septembre, a annoncé lundi à l'AFP le secrétaire général de la présidence de la République, Tibou Kamara.
Cette décision a été prise à l'issue de rencontres à Conakry entre le président de la transition, le général Sékouba Konaté, avec la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le ministre de l'Administration du territoire et des affaires politiques, le Conseil national de la transition (CNT) et les deux candidats, a précisé M. Kamara.
Il a été "conclu que le second de la tour de la présidentielle se tiendra le 19 septembre", a-t-il dit.
"La motivation (pour le choix de cette date), c'est d'attendre la fin du Ramadan" prévue vers le 12 septembre, a indiqué à l'AFP une autre source à la présidence de la République.
Ce second tour opposera l'ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo et l'opposant historique Alpha Condé qui se sont qualifiés après avoir rassemblé respectivement 43,69% et 18,25% des suffrages au premier tour organisé le 27 juin.
Selon la loi guinéenne, ce second tour aurait être organisé 14 jours après la proclamation officielle des résultats du 1er tour: les résultats n'ayant été officialisés que le 20 juillet, le second tour aurait donc dû se tenir le 4 août.
Mais dans une ordonnance datée du 3 août, la Cour suprême avait "accordé à la Ceni et à sa demande, la prorogation du délai pour l'organisation du second tour du scrutin présidentiel", sans fixer de date-limite.
Le retard pris pour fixer la date du second tour avait suscité des inquiétudes quant à la poursuite du processus démocratique engagé avec De premier tour.
Le Mouvement social guinéen (syndicats, patronat et société civile), avait "demandé avec force" à la Ceni d'organiser le second tour de la présidentielle "au plus tard le 22 août".
Pour débloquer la situation, deux chefs d'Etat de pays voisins, le Burkinabè Blaise Compaoré et le Sénégalais Abdoulaye Wade, s'étaient déplacés séparément la semaine dernière à Conakry.M. Compaoré s'était prononcé en faveur d'une organisation rapide du second tour.
Le Premier ministre de transition, Jean-Marie Doré, avait été accusé de vouloir en repousser la date pour continuer à jouir de ses privilèges de chef de gouvernement.Selon lui, le plus important était d'assurer "la crédibilité" du second tour, pas la date à laquelle il devait se dérouler.
Le premier tour avait été marqué par des irrégularités dénoncées par plusieurs candidats, et ses résultats avaient donné lieu à de nombreux recours qui en avaient retardé la publication officielle..
MM.Diallo et Condé ont noué des alliances en vue du second tour: le premier bénéficira du soutien de Sidya Touré arrivé troisième avec 13,62% des voix et Alpha Condé de celui de Lansana Kouyaté, arrivé quatrième avec 7,04% au premier tour du 27 juin.
Les Guinéens avaient alors participé dans la liesse et le calme à cette première élection libre depuis l'indépendance en 1958 du pays, qui n'a connu depuis que des régimes dictatoriaux civils et militaires.
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