Des ministres africains de pays producteurs de diamant sont arrivés lundi au Zimbabwe pour faire le point sur le respect des droits de l'Homme dans les mines de Marange (est) avant une vente limitée autorisée des pierres précieuses, selon des sources officielles.
"La délégation se rendra à Marange pour examiner" ces questions, a déclaré à l'AFP Lovemore Kurotwi, directeur exécutif de Canadile, une des deux sociétés opérant dans cette région du Zimbabwe.
"Nous avons respecté les règles du processus de Kimberley (KP), mais certains affirment que nous avons encore des principes à respecter.Cette visite a pour objectif de démontrer à quel point nous avons respecté les règles du KP", a ajouté M. Kurotwi.
Le 16 juillet, Harare a été autorisé à organiser deux ventes sous supervision du KP d'une certaine quantité de diamants des mines de Marange, selon une décision prise à Saint-Petersbourg (Russie) par le KP qui fournit une certification internationale pour éliminer du marché "les diamants de guerre".
La vente est organisée pour mercredi.
Plusieurs ONG avaient demandé que la production soit surveillée pour éviter toute nouvelle violation des droits de l'Homme.
Le processus de Kimberley avait bloqué les ventes de diamants venant de terrains dans l'est du Zimbabwe après avoir fait état de travaux forcés et d'abus commis par des militaires.
L'Association des pays africains producteurs de diamant comprend les ministres des mines d'Afrique du sud, de République démocratique du Congo, d'Angola et de Namibie.Les vice-ministres des mines de Sierra Leone et de Mauritanie font également partie de la délégation.
Le gouvernement zimbabwéen s'est refusé à indiquer le nombre de clients prévus pour la vente de mercredi.
"Nous n'allons pas donner les noms ou le nombre de clients prévus mercredi ou bien le nombre de parcelles pour des raisons de sécurité", a déclaré à l'AFP le secrétaire zimbabwéen aux mines.
La délégation ministérielle se rendra également à un poste frontalier avec le Mozambique afin de faire le point sur la question du trafic.
Début juillet, le président Robert Mugabe avait estimé que son pays, qui possède 4,5 millions de carats en stock, devrait contribuer à environ 25% de la production mondiale.
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