Au moins 31 personnes sont mortes en deux mois dans le Sud-Soudan, victimes de la fièvre noire ou kala azar, une maladie tropicale mortelle exacerbée par de récents combats dans la région et le début de la saison des pluies, a annoncé lundi un responsable.
Une montée en flèche "inattendue" des cas de kala azar a été enregistrée à Ayod, dans l'Etat de Jonglei (sud-est du Soudan), a indiqué le docteur Mounir Lugga, responsable au ministère de la Santé du sud-Soudan des maladies tropicales.
Une grande majorité de la population du Sud-Soudan, région sous-développée, n'a pas accès à des soins de base.Les villageois dans les zones reculées peinent souvent à se rendre dans les cliniques à temps pour un traitement.
La leishmaniose viscérale -ou kala azar ou fièvre noire- se transmet par la piqûre d'une petite mouche des sables à l'origine de symptômes comme la fièvre, la diarrhée ou l'anémie.Si elle n'est pas traitée rapidement, elle entraîne la mort dans 100% des cas.
"Des affrontements entre tribus ont limité l'accès aux soins médicaux", a souligné M. Lugga, ajoutant que le pic normal d'infection se situe entre septembre et mars.Or 31 personnes sont décédées en juin et juillet, et le bilan pourrait s'alourdir encore si le kala azar se répandait dans d'autres zones reculées, selon lui.
"L'accès aux services médicaux a été aussi ralenti en raison du début de la saison des pluies", a-t-il poursuivi.
Fin 2009, l'ONG Médecins sans frontières (MSF) avait signalé une hausse significative de cas de fièvre noire dans les Etats sudistes de Jonglei et du Haut-Nil, avec au moins 107 patients traités par MSF en cinq semaines.
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