Centrafrique: "Nous sommes aux portes de Bangui", affirme un chef rebelle

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LIBREVILLE (AFP) - (AFP)

Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka, qui ont annoncé vouloir prendre la capitale, sont "aux portes de Bangui" et affirment n'avoir devant eux que "la barrière" des soldats sud-africains, a affirmé à l'AFP à Libreville un des chefs militaires de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo.

"Nous sommes aux portes de Bangui.Je ne peux pas vous dire où, c'est un secret militaire de même que nos effectifs, mais Damara (75 km de Bangui, dernier verrou) est derrière nous.La dernière barrière, ce sont les Sud-Africains", a déclaré M. Narkoyo, joint au téléphone depuis Libreville.

Interrogé sur le moment où ils comptaient attaquer, le colonel Narkoyo a répondu: "C'est le programme de Dieu.On est en progression".

Il a précisé que les rebelles n'avaient pas rencontré de résistance des Forces armées centrafricaines (FACA): "Ils sont démoralisés.Les FACA ne peuvent plus combattre pour (le président François) Bozizé".

Ce chef rebelle a fait état d'une attaque par un "hélicoptère sud-africain"."Il a survolé notre position, ils nous ont tiré dessus mais il n'y a pas eu de victimes".Cette attaque n'a pas été confirmée de source indépendante.

Selon une source de l'opposition centrafricaine en France et aéroportuaire à Bangui, le président Bozizé a effectué un voyage éclair en Afrique du sud dans la journée.

Les rebelles, dont l'ultimatum au président Bozizé avait pris fin mercredi, demandaient notamment le respect des accords de paix de Libreville, le départ des troupes sud-africaines du pays et l'intégration des combattants Séléka dans l'armée.Ils ont lancé leur offensive vers midi, forçant le barrage tenu par la Force multinationale des Etats d'Afrique centrale (Fomac).

Ce barrage, à Damara, était considéré par les Etats d'Afrique centrale comme la "ligne rouge" à ne pas franchir par les rebelles.

Parallèlement à l'offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une attaque sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays, qu'elle affirme avoir prise.Selon une source militaire centrafricaine, les combats se poursuivaient vendredi.

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