Les ex-ennemis du Nord et du Sud-Soudan ont repris mardi leurs discussions sur les enjeux stratégiques, comme le partage de la manne pétrolière, afin d'assurer une transition pacifique à l'issue du référendum d'indépendance du Sud-Soudan, a indiqué un haut responsable.
"Les pourparlers ont repris.Chaque comité se rencontre dans un lieu différent", a indiqué à l'AFP Atif Keer, un responsable des relations avec la presse au Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), ex-rebelles au pouvoir au Sud-Soudan.
Le SPLM et le Parti du congrès national (NCP) du président Omar el-Béchir avaient donné le coup d'envoi il y a un mois aux pourparlers sur les enjeux "post-référendaires" stratégiques.
Un premier round de pourparlers avait eu lieu autour du 20 juillet à Juba, la capitale du Sud-Soudan.Et les deux partis se sont rencontrés la semaine dernière au Caire pour un "atelier" de quelques jours sur ces questions litigieuses.
Les discussions portent sur quatre thèmes: citoyenneté, sécurité, économie -incluant les questions du partage des ressources pétrolières et de la répartition de la dette nationale- et le respect des engagements internationaux dont les accords de partage des eaux du Nil.
Ces pourparlers, qui sont dans leur phase initiale, visent à assurer une transition pacifique dans la foulée de ce référendum qui pourrait aboutir à la partition du plus grand pays d'Afrique.
Le référendum d'indépendance du Sud-Soudan est l'élément clé de l'accord de paix ayant mis fin en 2005 à deux décennies de guerre civile entre le Nord, majoritairement musulman, et le Sud, en grand partie chrétien, du Soudan.
Ce conflit, qui a fait environ deux millions de morts, était nourri par des différends politiques, religieux, ethniques et économiques entre les deux régions.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.