Les rebelles du Kordofan-Sud, une province du sud du Soudan, ont affirmé mardi s'être emparés d'une base de l'armée utilisée selon eux pour lancer des attaques contre leurs positions.
Cette déclaration intervient alors que les autorités soudanaises s'étaient déclarées dimanche toujours prêtes à des négociations avec les rebelles, malgré un bombardement meurtrier mené la semaine dernière par les insurgés contre Kadougli, le chef-lieu du Kordofan-Sud, frontalier avec le Soudan du Sud.
Les rebelles de la branche Nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) ont indiqué avoir "pris le contrôle" lundi de la garnison de Dandor, à 18 km à l'est de Kadougli.
Le porte-parole de l'armée soudanaise n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter les allégations des rebelles.
Le porte-parole de ces derniers, Arnu Ngutulu Lodi, a fait état de victimes des deux côtés lors des combats, sans donner de bilan, ainsi que d'un soldat fait prisonnier.
Dimanche, le chef de l'équipe de négociation du gouvernement soudanais Ibrahim Ghandour avait indiqué que le gouvernement était "prêt à parler" au SPLM-N, précisant qu'il avait pris contact avec les médiateurs de l'Union africaine.
Les rebelles se disent prêts à discuter sur la base d'une résolution de l'ONU votée l'an passé, mais le gouvernement souhaite négocier dans un autre cadre.
Khartoum combat le SPLM-N depuis près de deux ans au Kordofan-Sud, ainsi que dans la province du Nil-Bleu, également frontalière du Soudan du Sud.
Le SPLM-N déclare lutter contre le régime arabe du président Omar el-Béchir afin de mettre en place un régime plus respectueux des diversités ethniques du Soudan et des droits de l'Homme.
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