Aucun élément "plausible" n'atteste du décès à Bangui ou en prison de l'ancien ministre et chef rebelle Charles Massi, donné pour mort par sa famille depuis le mois de janvier, a affirmé le procureur du tribunal de Bangui Firmin Findiro dans un communiqué lundi.
"L'enquête ouverte par le parquet n'a révélé aucun matériel plausible, de nature à attester la disparition, a fortiori la torture et l'assassinat de M. Massi, dans les locaux du Camp de Roux (à Bangui), ou de la prison de Bossembélé", à 150 km au nord-ouest de Bangui, selon le texte du communiqué parvenu à l'AFP.
"Nous sommes encore dans l'hypothèse d'une présomption d'absence", ce qui signifie qu'il est toujours "présumé vivant", ajoute le communiqué.
Dans ce communiqué, le Procureur précise que l'enquête a été effectuée par "la Section recherches et investigations (SRI)", qui "s'est transportée à Bossembélé ainsi qu'au Camp de Roux où plusieurs personnalités civiles et militaires ainsi que de simples citoyens ont été entendus".
Charles Massi, ancien ministre et chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) qui n'a pas signé les accords de paix, est donné pour mort depuis janvier par sa famille qui affirme qu'il a été enlevé le 19 décembre à la frontière avec le Tchad.
Selon la version avancée par ses proches, il aurait été transféré au Camp militaire de Roux et ensuite à la prison de Bossembélé où il aurait été torturé par des éléments de la garde présidentielle.
Bangui dément toute implication dans sa disparition.
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