Les "relations exclusives" entre le Gabon et la France font partie du passé, a affirmé le président gabonais Ali Bongo Ondimba mercredi quelques jours après la signature de gros contrats avec des entreprises indiennes et singapouriennes.
"La France a des partenaires, les Etats africains ont aussi des partenaires, ce ne sont pas des relations exclusives.Cela, ça n'existe plus", a-t-il déclaré lors de sa première conférence de presse depuis qu'il a remporté l'élection présidentielle en octobre 2009, à l'issue des festivités du cinquantenaire de l'indépendance, célébrées mardi.
"Quand nous disons que le Gabon est ouvert au business, c'est vrai sans exclusive", a-t-il ajouté alors que la présidence a annoncé samedi, par communiqué, avoir signé pour 3,5 milliards d'euros de contrats avec des "multinationales de l'Inde et de Singapour".
"Cela ne veut pas dire que nous allons rompre avec d'anciens partenaires", a précisé le président gabonais, interrogé sur un possible refroidissement des relations avec la France après la signature de ce contrat.
"Ce qui est important, c'est qu'on puisse développer notre pays", a-t-il poursuivi.
Les investissements annoncés samedi concernent "les infrastructures routières avec 1.000 km de routes", la création d'une Zone économique spéciale à Nkok (près de Libreville) "dédiée à la transformation du bois", des cultures de palme "à Mouila, dans la Ngounié (centre sud) et à Tchibanga dans la Nyanga (sud)" et 5.000 logements sociaux, selon le communiqué.
Le prédécesseur d'Ali Bongo, son père Omar décédé en 2009, était un symbole de la "Françafrique", un ensemble de relations opaques, mêlant politique et affaires, voire affairisme, entre la France et ses anciennes colonies.
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