Le Conseil de sécurité de l'ONU a vivement condamné jeudi les récents cas de viols collectifs dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et s'est interrogé sur de possibles carences de la mission de l'ONU sur place (Monusco).
Les 15 membres du Conseil "ont exprimé leur indignation" devant ces cas de viols "qui auraient été perpétrés par des éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et des (miliciens) maï-maï", a déclaré à la presse l'ambassadeur de Russie, Vitaly Tchourkine, au nom du Conseil qu'il préside en août.
Ils ont réitéré leur exigence que toutes les parties impliquées dans le conflit "mettent immédiatement fin à toutes les formes de violence sexuelle et de violations des droits de l'homme contre la population civile de la RDC", a ajouté M. Tchourkine.
Les Etats membres ont "rappelé qu'il importe que le gouvernement de la RDC poursuive ses efforts pour combattre l'impunité" et l'ont appelé "à enquêter rapidement sur ces attaques et faire en sorte que leurs auteurs soient traduits en justice".
Ils se sont enfin félicités de la décision du secrétaire général, Ban Ki-moon, d'envoyer sur place le numéro deux du département de maintien de la paix de l'ONU, Atul Khare, pour "faire la lumière sur les circonstances ayant entouré ces événements et évaluer comment (l'ONU) pourrait faire davantage pour assurer une meilleure protection des civils".
L'ONU avait révélé lundi qu'au moins 179 femmes de la province du Nord-Kivu (est) avaient été victimes, du 30 juillet au 3 août, de viols attribués notamment à des éléments des rebelles hutu rwandais des FDLR.
M. Ban s'était déclaré "scandalisé" mardi par ces viols.
Le New York Times affirmait jeudi que l'ONU savait que les rebelles rwandais occupaient des villages aux dates où les viols y ont été commis, posant la question de savoir pourquoi la Monusco, la mission de l'ONU en RD Congo, n'est pas intervenue.
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