La chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton a fait part vendredi de sa "profonde indignation" suite aux récents cas de viols dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et demandé à Kinshasa de "déployer tous ses efforts" pour protéger les populations.
Mme Ashton et le commissaire européen à l'aide au développement, Andris Piebalgs, "font part de leur profonde indignation et consternation à la suite des attaques et des viols de masse perpétrés par les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et les groupes armés congolais alliés dans la province du Nord Kivu (groupes Maï Maï) en RDC du 30 juillet au 4 août", indique un communiqué commun.
"Ces événements mettent une fois de plus en évidence une stratégie caractérisée par une méthode criminelle systématisée et l'utilisation des violences sexuelles comme véritables armes de guerre", estiment Mme Ashton et M. Piebalgs.
Ils "demandent au gouvernement de Kinshasa de déployer tous ses efforts pour assurer la protection des populations et la fin de l'impunité, comme il s'y était engagé via l'adoption de la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre adoptée en novembre dernier", ajoute le communiqué.
L'UE estime également que ces violences "rendent nécessaire l'accélération de l'engagement de la communauté internationale et de la Monusco (mission des Nations unies en RDC) en particulier auprès des autorités congolaises afin de poursuivre la consolidation de l'autorité de l'Etat et notamment de la sécurité dans la région".
"La Haute Représentante et le commissaire Piebalgs saisissent cette occasion pour saluer la décision du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, d'enquêter sur ces faits, ainsi que l'importance du mandat de la représentante spéciale pour la violence sexuelle dans les conflits armés, Mme Wallström", ajoute le communiqué.
M. Ban a chargé Margot Wallström de se rendre en RDC.
L'ONU avait révélé lundi qu'au moins 179 femmes de la province du Nord-Kivu (est) avaient été victimes, du 30 juillet au 3 août, de viols attribués notamment à des éléments des rebelles hutus rwandais des FDLR.Ceux-ci ont démenti jeudi être impliqués dans ces viols.M. Ban s'était déclaré "scandalisé" mardi par ces crimes.
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