Viols/RDC: la Monusco veut mieux protéger les populations en danger

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KINSHASA (AFP)

La Mission de l'ONU en RDC (Monusco) veut déterminer ce qu'elle aurait "pu mieux faire et plus vite" pour protéger quelque 180 femmes victimes récentes de viols attribués notamment à des rebelles dans l'est du pays, a déclaré lundi son patron, Roger Meece.

"Nous avons d'ores et déjà entamé une revue de nos actions et de nos procédures afin de déterminer ce que nous aurions pu faire mieux et plus vite pour protéger et assister les victimes de ces viols abominables", écrit M. Meece dans un communiqué.

L'ONU a révélé le 23 août qu'au moins 179 femmes de la province du Nord-Kivu (est) avaient été victimes, du 30 juillet au 3 août, de viols attribués à des rebelles hutus rwandais des FDLR, qui ont démenti leur implication, et des miliciens locaux Maï Maï.

"Nous cherchons chaque jour à améliorer notre capacité à protéger les populations en danger.Les multiples critiques avancées dans le cadre (de ce drame) ne reflètent nullement les réalités de ce qui s'est passé", ajoute le représentant du secrétaire général du l'ONU, sans autres précisions.

Le New York Times affirmait la semaine dernière que l'ONU savait que les rebelles rwandais occupaient des villages aux dates où les viols y ont été commis, posant la question de savoir pourquoi la Monusco n'est pas intervenue.

L'ambassadeur de Russie, Vitaly Tchourkine, au nom du Conseil qu'il préside en août, avait indiqué le 26 août que "le sentiment général (au sein du Conseil) était que certaines choses n'ont pas fonctionné comme elles l'auraient dû".

Selon M. Meece, "en dépit des progrès accomplis par la RDC sur la voie de la paix et de la reconstruction, la réalité est que des groupes armés étrangers et congolais (...) continuent à piller, violer et tuer dans l'Est du pays".

La Mission de l'ONU en RDC "a déjà lancé des initiatives pour améliorer sa capacité d'analyse et de communication avec les populations" et va les "renforcer", a-t-il assuré.

Envoyé sur place pour enquêter par le secrétaire général, Ban Ki-moon, qui s'était dit "scandalisé" par ces crimes, le numéro deux du département de maintien de la paix de l'ONU, Atul Khare, doit se rendre cette semaine dans la région où ils ont été commis, a-t-on indiqué à la Monusco.

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