Les ONG Reporters sans frontière (RSF) et Journalistes en danger (JED) ont dénoncé lundi "la détérioration persistante du climat de travail" des journalistes en RD Congo, craignant une "répression plus grande" à l'approche des élections de 2011.
Dans une lettre ouverte, adressée au président congolais, Joseph Kabila, dont l'AFP a obtenu copie, RSF et JED, une ONG congolaise de défense des journalistes, l'invitent à "engager des réformes profondes et courageuses afin de faire progresser la liberté de la presse en RDC".
Les organisations rappelent avoir déjà dénoncé fin juin "plusieurs cas d'assassinats de journalistes" ces dernières années, des "menaces et arrestations régulières", et "les difficultés de la presse étrangère à pouvoir travailler convenablement" en RDC.
"Deux mois plus tard, rien n'a été fait", regrettent-elles, citant "près d'une dizaine d'attaques délibérées contre des journalistes et contre des médias qui préludent, si on n'y prend garde, à une répression plus grande à l'approche des échéances électorales", prévues fin 2011.
RSF et JED se disent"particulièrement inquiètes" pour un journaliste actuellement jugé à Kinshasa pour "trahison".
Ce directeur de publication "risque entre 20 ans de prison et la peine de mort" pour avoir publié, en 2009, un communiqué des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) opérant dans l'est du pays, indique le texte.
Les ONG évoquent le cas d'un cameraman menacé de mort par SMS provenant de proches présumés d'une autorité locale du centre du pays, et qui a dû fuir à Kinshasa mi-août, ou encore celui du directeur d'un petit périodique, libéré fin août après avoir été détenu 24 jours pour un article jugé "tendancieux".
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