Le gouvernement espagnol considère comme "close" l'affaire des militants espagnols interpellés par la police marocaine au Sahara occidental, après avoir reçu des explications satisfaisantes du gouvernement marocain, a indiqué mardi le numéro 2 de la diplomatie espagnole.
"Les autorités marocaines nous ont donné des explications et nous jugeons qu'avec celles-ci l'affaire est close", a indiqué Juan Pablo de Laiglesia, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, à la radio publique Radio nationale d'Espagne (RNE).
Le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, avait fait part lundi de sa "préoccupation" après l'interpellation durant quelques heures et le mauvais traitement apparent de militants espagnols qui tentaient de manifester à Lâayoune, principale ville du Sahara occidental, pour l'indépendance de cette ancienne colonie espagnole annexée par le Maroc.
Les militants "ont participé à une manifestation illégale, non autorisée au cours de laquelle des altercations se sont produites", a expliqué M. de Laiglesia.
Le ministre marocain de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri a déclaré de son côté que la responsabilité de ces événements incombait à "ces touristes provocateurs".
"Le gouvernement marocain ne peut endosser la responsabilité de ce qui s'est passé à Lâayoune, mais" celle-ci "doit être assumée par ces touristes provocateurs", a-t-il indiqué au quotidien Bayane Al Yaom (coalition gouvernementale).
Ces militants de l'association espagnole "SaharAcciones" avaient eux affirmé à leur retour en Espagne avoir été roués de coups par des policiers en civil, puis emmenés au commissariat de la ville pour être interrogés.
"Nous n'avons pas le moindre doute qu'il s'agissait de policiers en civil", a déclaré mardi à l'AFP l'un d'eux, Anselmo Fariña, soulignant avoir ensuite vu certains des agresseurs dans le commissariat de Lâayoune puis le lendemain en tenue policière dans la rue.
M. Fariña a confirmé le dépôt prochain d'une plainte, notamment pour "détention illégale", contre les autorités marocaines auprès de la haute instance pénale espagnole Audience nationale.
"Nous n'avons aucun élément pour accréditer l'opinion des militants", a déclaré de son côté M. de Laiglesia.
"La première chose que la police marocaine a faite, fut d'accompagner les deux militants les plus touchés à l'hôpital avant qu'ils aillent témoigner au commissariat", a indiqué ce haut diplomate espagnol.
"Tout paraît indiquer que les altercations se sont produites à la manifestation où s'est apparemment produite une réaction d'un groupe opposé" aux militants espagnols, a indiqué M. de Laiglesia.
Territoire situé au sud du Maroc, le Sahara occidental est l'objet d'un conflit entre le Front Polisario, partisan de l'indépendance et Maroc, qui l'a annexé en 1975 et qui propose une autonomie élargie.
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