Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a menacé dimanche de "rendre coup pour coup" dans son conflit avec les pays occidentaux qui imposent depuis dix ans des sanctions contre son régime.
"Ils ne devraient pas continuer à nous harceler", a dit le dirigeant réélu le mois dernier à 89 ans après 33 ans de pouvoir ininterrompu.
"Des sociétés britanniques et américaines sont installées ici et nous les traitons bien.Le moment va venir où nous allons perdre patience", a-t-il averti à l'occasion des funérailles d'un ancien héros de la guerre d'indépendance.
Les Etats-Unis et l'Union européenne ont imposé des sanctions, dont des gels d'avoirs et des interdictions de déplacement, au président Mugabe et à ses proches collaborateurs ainsi qu'à plusieurs sociétés après les élections de 2002 que les observateurs occidentaux avaient dénoncées comme truquées.
"Ils ont des sociétés ici à qui nous n'avons imposé ni sanctions ni contrôles mais le moment va venir où nous dirons 'coup pour coup'.Tu me frappes, je te frappe", a dit le président du Zimbabwe.
"Notre attitude ne va pas continuer à être ce qu'elle était dans le passé, passive.Nous en avons assez, ça suffit", a-t-il averti.
Après sa victoire à la présidentielle du 31 juillet, le président Mugabe a promis d'intensifier sa politique d'"indigénisation" qui vise notamment à octroyer à des Zimbabwéens noirs la majorité du capital des filiales locales de groupes étrangers.
L'Union européenne a levé cette année la plupart des sanctions contre le Zimbabwe mais a maintenu un gel d'avoirs et une interdiction de se rendre sur son territoire contre M. Mugabe.
La majorité des sanctions décidées par les Etats-Unis reste en place.
L'opposition a qualifié le scrutin du mois dernier de "farce" et les pays occidentaux ont émis des critiques.
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