L'activité était normale mercredi matin à Moroni où aucun déploiement militaire particulier n'était visible au lendemain du limogeage du chef d'état-major de l'armée comorienne, .
Mardi soir, le chef d'état-major de l'armée, le général Salimou Amiri, mis en cause par la justice dans l'assassinat d'un haut-gradé mi-juin à Moroni, a été limogé.Il a finalement été "mis en état d'arrestation et placé en résidence surveillée" dans la soirée à son logement de fonction, selon le ministère de la Défense qui avait alors annoncé avoir placé les forces de sécurité du pays "en alerte maximum".
Pendant la nuit, des militaires ont été déployés aux seuls abords de l'entrée de la caserne de Kandani, quartier général de l'armée en périphérie de Moroni, a constaté l'AFP.
Aucun déploiement militaire n'était visible mercredi matin dans la capitale où les habitants vaquaient à leurs activités et la circulation automobile était habituelle.
Entendu mardi matin par un juge d'instruction, le général Salimou s'était vu signifier son inculpation pour complicité d'assassinat mais avait refusé son arrestation et s'était réfugié dans un premier temps dans une école militaire.
La petite armée comorienne a connu ces derniers mois de graves tensions, se traduisant par un malaise croissant entre une partie de l'état-major et le pouvoir du président Ahmed Abdallah Sambi.
Petit archipel pauvre de l'océan Indien, les Comores ont connu depuis l'indépendance une vingtaine de coups d'Etat ou tentatives, menés notamment par le mercenaire Bob Denard.
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