Un Français accusé par les autorités indonésiennes d'avoir participé à la préparation d'un attentat dans leur pays, ce dont il se défend, réside actuellement en Mauritanie, a appris mercredi l'AFP auprès de l'ambassade de France à Nouakchott.
Ce Français, Frédéric Jean Salvi, alias Ali, "a bien pris contact physiquement il y a quelques jours avec les autorités consulaires de l'ambassade et il a affirmé qu'il résidait en Mauritanie", a déclaré, sous couvert d'anonymat, une source diplomatique à l'ambassade.
"Il a affirmé qu'il était là et qu'il n'avait rien à voir avec les accusations dont il fait l'objet" en Indonésie, a ajouté cette source.
Elle n'a fait état d'aucun mandat d'arrêt ni procédure lancés à son encontre.
Le 17 août, le chef de la lutte antiterroriste au ministère indonésien de la Sécurité, Ansyaad Mbai, avait déclaré à l'AFP que M. Salvi avait un passé de militant extrémiste en France et qu'il était soupçonné de préparer, avec des militants d'Al-Qaïda, des attentats à Jakarta du type de ceux perpétrés en 2008 à Bombay, en Inde.
Au cours de raids antiterroristes dans l'ouest de l'île indonésienne de Java le 7 août, la police avait arrêté cinq suspects, et saisi des substances explosives dans un atelier clandestin de fabrication de bombes, ainsi qu'un véhicule appartenant à un Français qui pourrait avoir été destiné à commettre un attentat à la voiture piégée.
La police avait alors annoncé avoir sollicité l'aide d'Interpol pour retrouver le propriétaire du véhicule.
"Il (Salvi) a aidé les terroristes en leur prêtant sa voiture.Nous enquêtons pour savoir si la voiture devait être utilisée comme voiture piégée", a affirmé M. Mbai.
Après la découverte en février dernier d'un camp d'entraînement de terroristes à Aceh, dans le nord de l'île de Sumatra, la police indonésienne avait arrêté à travers le pays 102 personnes suspectes dont 70 ont été maintenues en détention.
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