Le Congo est en rupture d'approvisionnement en antirétroviraux (ARV), médicaments pour les malades du sida, a indiqué jeudi l'Association panafricaine Thomas Sankara (APTS) qui dénonce "une situation grave".
"Au moment où nous parlons, le Congo est en totale rupture d'ARV.Nous avons mené des enquêtes au niveau du Centre de traitement ambulatoire (CTA, qui prend en charge les malades), qui manque d'ARV tels Atripla, Efavirenz et la Névirapine", a déclaré à l'AFP Cephas Germain Ewangui, président de l'APTS, une ONG de défense des droits de l'homme.
La situation peut "engendrer des décès en cascade, le développement des résistances (chez les malades), la réapparition et le développement des maladies opportunistes", a-t-il ajouté."La situation est grave : nous sommes en face de très graves violations des droits de l'homme et particulièrement du droit à la vie", a affirmé M. Ewangui.
Le responsable de l'ONG a écrit au ministre de la santé, François Ibovi, pour revendiquer notamment des sanctions contre les gestionnaires des stocks de médicaments.
"C'est vrai il y a eu de petits dysfonctionnements dans la distribution des ARV.Mais, ils ne devraient pas donner lieu à des déclarations tapageuses.Le problème a été corrigé", a indiqué à l'AFP Marie Franck Puruehnce, secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS).
"Au moment où nous parlons tous les grands centres de Brazzaville et de Pointe-Noire (sud) sont en train d'être approvisionnés.D'autres le sont depuis lundi", a affirmé un consultant du ministère de la santé qui a requis l'anonymat.
Selon le ministère de la santé 16.310 malades étaient sous antirétroviraux en novembre 2012 ; tandis que 38.500 attendaient d'être pris en charge.Officiellement le taux de prévalence du sida au Congo est de 3,2%, contre 4,2% en 2003.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.