Des dissidents au sein du parti de l'ancien président malgache Marc Ravalomanana ont élu mercredi un nouveau bureau politique, évinçant ainsi la mouvance de l'ancien chef de l'Etat en exil en Afrique du Sud, a constaté un correspondant de l'AFP.
Ravalomanana n'a jamais été membre officiel d'un organe de son parti, TIM, mais en tant que "président fondateur", il était considéré comme président d'honneur.
Le TIM (J'aime Madagascar) était en proie, depuis plusieurs semaines, à une grave crise interne, ses représentants ne tenant plus le même langage aux négociations inter-malgaches en cours.
Raharinaivo Andrianatoandro, l'une principales voix dissidentes, a été élu président du nouveau bureau politique et président national du parti.
"Le Conseil national du TIM a décidé de désigner un nouveau bureau politique", a expliqué M. Andrianatoandro dans un entretien avec l'AFP, après l'élection.
Ce nouveau bureau s'est aussitôt présenté comme le seul interlocuteur légitime aux difficiles négociations visant à ramener la paix sur la Grande île.
Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud et condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité samedi dernier, a, pour sa part, réaffirmé mercredi que le parti était toujours représenté à ces pourparlers par ses lieutenants Fetison Andrianirina et Mamy Rakotoarivelo.
Madagascar est plongée dans une crise politique grave depuis fin 2008, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 du président Ravalomanana et à son remplacement par son principal opposant, Andry Rajoelina, alors soutenu par l'armée.
Le 13 août, un accord prévoyant notamment des législatives en mars 2011 et une présidentielle le 4 mai, a été signé entre plusieurs partis politiques et M. Rajoelina - mais pas par les trois autres principales mouvances.
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