L'Afrique du Sud va se doter d'ici début 2017 d'un terminal pétrolier géant, le plus grand d'Afrique, selon ses promoteurs, au port de Saldanha près du Cap (sud-ouest) d'une capacité totale de 13,2 millions de barrils, l'équivalent de douze tankers.
"A ma connaissance, il n'y a actuellement aucun terminal de cette taille et de cette nature en Afrique", a souligné jeudi auprès de l'AFP Gideon Loudon, directeur général de la société associée dans la construction du nouveau terminal, Oiltanking Grinrod Calulo Ltd.
La nouvelle installation devrait voir le jour "fin 2016-début 2017" et le montant de l'investissement "tourne autour de deux milliards de rands (147 millions d'euros) à ce stade", a-t-il précisé.
Oiltanking Grinrod Calulo est une filiale du groupe allemand Marquard&Bhals, numéro deux mondial du stockage d'hydrocarbures, associée à des partenaires sud-africains.
L'entreprise travaillera en association avec la société sud-africaine Mining, Oil and Gas Services (MOGS) dans le cadre d'une société commune baptisée "Oiltanking MOGS saldanha Ltd" (OTMS).Ce projet date de 2011.
"Le port de Saldanha Bay est un site excellent (...) car proche des routes stratégiques empruntées par les tankers (...).Il est idéalement situé pour traiter du pétrole brut venant d'Afrique de l'ouest ou d'Amérique du Sud", selon un communiqué.Ses promoteurs estiment aussi qu'il a "le potentiel pour s'imposer comme une plaque-tournante mondiale de transbordement de pétrole brut sur le parcours de certaines routes commerciales déjà établies".
Première économie africaine, l'Afrique du Sud est dépourvue de réserve pétrolière, et très dépendante de ses importations de pétrole brut qui jusqu'en 2011 provenaient à plus d'un quart (27,3%) d'Iran.
Les sanctions américaines l'ont obligée à revoir son approvisionnement pour remplacer le brut iranien, et à se tourner massivement vers des importations d'une autre provenance.
Si le groupe pétrolier national Sasol s'est tourné vers l'Arabie Saoudite, d'autres acteurs ont massivement augmenté leurs importations en provenance du Nigeria et de l'Angola.
Le gouvernement multiplie aussi les accords bilatéraux pour augmenter son accès au pétrole ainsi que ses capacités de stockage, raffinage et transport pour assurer la desserte commerciale des pays voisins de toute l'Afrique australe.
PetroSA et Sinopec (Chine) sont ainsi alliés dans un projet de raffinerie géante destinée à voir le jour en 2018 sur la zone industrielle de Coega près de Port Elizabeth (sud-est).
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