Des manifestations de fonctionnaires étaient prévues à Johannesburg et Pretoria vendredi, 17e jour d'une grève du secteur public sud-africain pour des hausses de salaires, tandis que les responsables syndicaux poursuivaient des réunions internes, entamées jeudi.
Aucune réunion entre les syndicats et le gouvernement n'était prévue d'ici lundi, a indiqué un porte-parole du Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu), la principale fédération syndicale du pays.
Une majorité des syndicats ont rejeté la nouvelle proposition salariale du gouvernement faite en début de semaine mais se concertaient depuis jeudi pour tenter de trouver une position commune.La plupart des structures provinciales du Cosatu ont rejeté l'offre et se sont prononcées pour la poursuite de la grève, mais la deuxième confédération, Independent Labour Caucus (ILC), représentant 460.000 fonctionnaires sur un total de 1,3 million, était divisée sur la proposition du gouvernement.
"La réunion de jeudi (entre les dirigeants syndicaux, ndlr) se poursuivra cet après-midi (vendredi).Il n'y a rien de prévu avant lundi" avec le gouvernement, a déclaré à l'AFP le porte-parole du Cosatu, Patrick Craven.
Le ministre de la Fonction publique Richard Baloyi a indiqué vendredi que la marge de manoeuvre du gouvernement était nulle désormais.
"Si vous revoyez (vos propositions), c'est qu'il y a une marge de manoeuvre, mais s'il n'y a pas de marge de manoeuvre, vous ne pouvez aller plus loin", a-t-il déclaré à la radio SABC.
Le gouvernement a proposé lundi une hausse des salaires des fonctionnaires de 7,5%, contre 7% auparavant, et une allocation logement mensuelle de 800 rands au lieu de 700.
Le ministre Baloyi avait souligné dans la semaine que cette hausse envisagée représentait un coût supplémentaire de 7 milliards de rands (950 millions de dollars, 747 millions d'euros) que le gouvernement devrait emprunter.
Les grévistes réclament depuis le début du mouvement, le 18 août, 8,6% d'augmentation et une allocation mensuelle de 1.000 rands (107 euros, 137 dollars).
La grève paralyse le fonctionnement des hôpitaux et des écoles publiques.Quelque 4.000 militaires ont été envoyés en renfort dans 62 hôpitaux pour assurer des soins, la sécurité et le nettoyage.
La Chambre de commerce et d'industrie d'Afrique du Sud a dénoncé jeudi "l'impact négatif de cette vague de protestation" sur l'économie du pays."Les bénéfices que l'Afrique du Sud a pu retirer de l'organisation de la Coupe du monde de football sont sérieusement érodés par les actions actuelles des syndicats", a affirmé la Chambre.
Le gouvernement a invité jeudi les négociateurs à trouver rapidement une solution à l'amiable "afin que la vie puisse revenir à la normale pour les milliers de Sud-Africains qui ne peuvent pas avoir accès aux services essentiels comme les soins médicaux, ou se préparer aux examens scolaires de fin d'année".
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