L'opposition guinéenne, dénonçant des anomalies dans la préparation des législatives prévues mardi, estime "impossible de faire les élections" à cette date et considère qu'il faut reporter le scrutin, a affirmé un de ses responsables samedi à Conakry.
"Nous avons aujourd'hui beaucoup de corrections à faire, tant au niveau du fichier (électoral), des bureaux de vote que des doublons", a déclaré à la presse l'ex-Premier ministre Sidya Touré, chef de l'Union des forces républicaines (UFR), un des principaux partis d'opposition.
"Nous y travaillons, mais au niveau de l'opposition, nous pensons qu'il est impossible de faire les élections le 24 septembre dans ces conditions", les corrections réclamées "malheureusement, ne peuvent pas se faire en si peu de temps", a dit M. Touré, qui s'exprimait à la suspension d'une réunion multipartite consacrée aux griefs des opposants.
Cette réunion, commencée vendredi à huis clos, doit reprendre en fin de journée.Un médiateur a donné l'horaire indicatif de 17H00 locales (et GMT), sans plus de détails.
La rencontre regroupe des représentants de la majorité et de l'opposition en Guinée, ainsi que de la communauté internationale, notamment l'ONU, tous membres du comité dit "de suivi de l'accord du 3 juillet" engageant majorité et opposition.
Avant la reprise des travaux, un responsable de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), de l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, avait estimé devant l'AFP qu'il était "impossible de corriger les anomalies d'ici au 24 septembre" et prôné un report du scrutin, suggérant "le 6 ou le 13 octobre" comme nouvelle date.
Mais un responsable du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), formation du président guinéen Alpha Condé, avait affirmé à l'AFP que la majorité n'entendait pas renoncer au délai fixé.
"La date du 24 septembre, il faut la tenir.(...) Les imperfections, elles peuvent être améliorées jusqu'au matin du scrutin, et je ne pense pas qu'elle soient de nature à avoir un impact sur la sincérité" de l'élection, a soutenu ce responsable du RPG, Moustapha Naité.
A l'issue des travaux du comité multipartite, l'opposition doit se réunir pour adopter sa position en cas de maintien de la date des législatives à mardi, selon un de ses responsables, sans exclure un boycott.
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