Treize personnes sont mortes et plus de 400 ont été blessées dans les émeutes contre la vie chère la semaine dernière au Mozambique, a annoncé lundi le gouvernement en révisant à la hausse un précédent bilan.
"Je suis désolé d'annoncer que le total des décès est passé de dix à treize", a déclaré le ministre de la Santé Ivo Garrido lors d'une conférence de presse.
"Vendredi, deux cadavres supplémentaires ont été transportés dans un hôpital de Maputo.Et un autre patient est mort la nuit dernière à l'hôpital central de Maputo", a-t-il ajouté.
Au total, 403 personnes ont été blessées dans les affrontements, dont six dans la ville de Chimoio (centre), a précisé le ministre.Les derniers blessés ont été transférés à l'hôpital samedi matin et aucune nouvelle victime n'a été comptabilisée depuis.
Les quartiers périphériques de la capitale Maputo s'étaient embrasés le 1er septembre à l'annonce d'une nouvelle hausse du prix du pain, consécutive à plusieurs augmentations du coût du pétrole, de l'eau et de l'électricité.
La police avait riposté en tirant à balles réelles sur les manifestants.Les affrontements s'étaient poursuivis pendant trois jours et étendus à d'autres villes, avant le retour d'un calme relatif ce week-end.
Lundi la police était déployée en masse dans les faubourgs pauvres de Maputo pour éviter toute reprise des émeutes.
Les prix ont flambé ces derniers mois au Mozambique, notamment en raison de la dépréciation de la devise nationale dans un pays très dépendant des importations.
65% des 23 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté, en dépit de la solide croissance que connaît le Mozambique depuis la fin de la guerre civile (1976-1992) qui a suivi l'indépendance de l'ancienne colonie portugaise.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.