Mozambique: un mort dans l'attaque d'un convoi de civils,

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Maputo (AFP)

La présidence mozambicaine a accusé l'ancien mouvement rebelle Renamo d'être responsable de l'attaque samedi de véhicules civils, dont un autobus, dans le centre du pays qui a tué une personne et en a blessé dix, après une semaine d'accrochages sporadiques.

Des hommes armés ont attaqué l'autobus et deux voitures samedi matin sur la grande route nord-sud reliant le district de Machanga à la ville côtière de Beira, une seconde attaque cette semaine depuis que la Renamo a dénoncé l'accord de paix de 1992.

"Cette attaque de la Renamo provoque une fois encore la mort d'une personne", a déclaré le porte-parole de la présidence Edson Macuacua dans la ville de Beira.

"Un autobus a été incendié et dix civils blessés, dont quatre grièvement.Deux des blessés sont des enfants", a expliqué M. Macuacua dans une déclaration à la presse.

Les assaillants ont également été accusés d'avoir volé les victimes durant l'incident, qui a eu lieu près de la ville de Mucungue, où la Renamo a attaqué un poste de police en avril. 

"Des hommes armés sont sortis de la forêt, ont ouvert le feu et touché le conducteur (du bus) au front ou au visage", a raconté une survivante de l'attaque, Felisberta Moutinho, à l'AFP.

Elle a également attribué cette action à la Renamo, dont les militants attaquent les convois de véhicules civils et militaires depuis avril.

Après avoir tué le chauffeur, "ils ont continué à tirer sur les passagers.On a quitté le bus et on s'est enfuis.Certains sont passés à travers les vitres, d'autres ont été touchés par des balles", a ajouté Mme Moutinho.

Elle a raconté avoir couru dans les bois avec ses deux enfants, jusqu'à ce qu'elle tombe sur un groupe de véhicules de police.

"Plus tard, nous avons entendu des explosions", a-t-elle dit.

Selon elle, quatre personnes ont été grièvement blessées et six autres avaient des blessures légères.

"Certains enfants ont des blessures graves et se trouvent maintenant à l'hôpital", a précisé Mme Moutinho.

Les ex-rebelles de la Renamo, devenu le principal parti d'opposition depuis 1992, ont régulièrement attaqué les civils empruntant le principal axe de circulation nord-sud du pays ces six derniers mois.

Le porte-parole de la Renamo s'est refusé à tout commentaire.

Après plusieurs incidents armés sporadiques ces derniers mois, la tension est montée d'un cran lundi dernier au Mozambique lorsque l'armée a pris la principale base militaire de la Renamo, dans le centre du pays.

Des éléments isolés de l'ex-rébellion ont riposté en attaquant un poste de police le lendemain.

Les ex-rebelles ont affirmé vendredi que l'un de leurs députés Armindo Milaco a été tué lundi "par un obus" pendant  l'attaque de l'armée mozambicaine contre leur base.

Renamo et gouvernement ont depuis fait savoir qu'ils voulaient éviter une escalade militaire du conflit, et appelé chacun de leur côté à une reprise du dialogue.

Fondée en 1975 pour mener une guérilla contre le Frelimo, alors communiste, la Renamo fut soutenue à l'origine, en pleine guerre froide, par la Rhodésie (actuel Zimbabwe) puis par l'Afrique du Sud de l'apartheid.

Après une guerre qui a fait plus d'un million de morts et qui a ruiné le pays, la Renamo, qui fut particulièrement cruelle envers les civils, est devenue le principal parti d'opposition en 1992 au terme de l'accord signé à Rome.Mais elle n'a jamais pu remporter une élection contre le Frelimo, au pouvoir depuis l'indépendance en 1975 de l'ex-colonie portugaise.

Fin 2012, le chef historique de la Renamo Afonso Dhlakama s'est retiré avec des hommes armés dans une zone montagneuse, menaçant de relancer les attaques contre les symboles du pouvoir

 

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