L'ex-chef d'état-major de l'armée comorienne, le général Salimou Amiri, arrêté et placé en résidence surveillée le 31 août, est victime d'une "machination", selon l'un de ses avocats, Mohamed Hamada Baco.
Le général Salimou est poursuivi, avec d'autres prévenus, pour le meurtre d'un haut gradé de l'armée, le colonel Ayouba Combo, tué mi-juin par des inconnus à son domicile de Moroni.
"C'est une machination, ils ont voulu le révoquer, c'est tout", a estimé vendredi à l'AFP Me Hamada Baco qui affirme ne pas avoir eu communication du dossier.
"Ils (les enquêteurs) ont dit qu'ils avaient déjà arrêté les assassins et qu'ils cherchaient maintenant le ou les commanditaires (du meurtre du colonel Combo, ndlr).Mais ils ne disent pas si le général Salimou est le commanditaire, s'il fait partie des commanditaires ou pas", a ajouté l'avocat comorien.
"Le problème est que l'on ignore ce qu'on lui reproche exactement", a-t-il poursuivi.
Le général Salimou s'était rendu le 31 août au tribunal de Moroni pour y être entendu par un juge en charge de l'enquête sur le meurtre du colonel.A l'issue de cette audition, le juge lui avait signifié son inculpation et son arrestation.
Selon des membres de sa famille, le général, en résidence surveillée depuis, n'a accès ni à la radio, ni à la télévision, ni aux journaux.
La petite armée comorienne a connu ces derniers mois de graves tensions, se traduisant par un malaise croissant entre une partie de l'état-major et le pouvoir du président Ahmed Abdallah Sambi.
Petit archipel pauvre de l'océan Indien, les Comores ont connu depuis l'indépendance une vingtaine de coups d'Etat ou tentatives, menés notamment par le mercenaire Bob Denard.
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