Deux marins d'un navire de dragage appartenant à une société belge ont été enlevés par des hommes armés dans la nuit de dimanche à lundi à Douala (sud du Cameroun), a confirmé à l'AFP une source camerounaise proche de la police, après l'annonce par les propriétaires belges.
Les deux otages, un Philippin et un Croate, ont été kidnappés "sur le bateau de la société belge qui drague le chenal du port" de Douala, capitale économique du Cameroun, a affirmé cette source ayant requis l'anonymat, citant les enquêteurs, quelques heures après l'annonce de leur enlèvement à Bruxelles par la société belge Jan De Nul.
Le navire de dragage, baptisé le "Vespucci" et battant pavillon luxembourgeois selon Jan De Nul, a été attaqué dans la nuit de dimanche à lundi en même temps que deux autres bateaux commerciaux, a expliqué à la source camerounaise, sans fournir de détails sur les autres navires.
"Les deux premiers bateaux (...) ont été attaqués à 21H30 (20H30 GMT).A 21H46, les assaillants sont montés sur le bateau de la société belge", a-t-elle dit.
Les assaillants, selon cette source, se déplaçaient dans deux pirogues à moteur et avaient "deux grosses armes collectives, des roquettes tournantes.(...) Tous portaient des cagoules noires.Ils étaient à peu près sept".
"Ils ont enlevé le Croate et le Philippin.Le commandant du bateau de la société belge a dit à la police que les assaillants s'exprimaient en anglais.Ils sont repartis par la mer.Ils n'ont pas pu accéder à la cabine du navire de la société belge.Ils n'ont pas pris d'otages dans les deux premiers bateaux mais de l'argent et des portables", a ajouté la source camerounaise.
Aucune information n'était disponible sur leur identité et d'éventuelles revendications.
Ces évènements surviennent moins de quatre mois après un double assaut dans la même zone: le 16 mai, des marins russes et lituanien avaient été kidnappés par des hommes armés lors de l'attaque des navires North Spirit et Argo.
Ces otages avaient ensuite été conduits au Nigeria voisin, où ils ont été libérés début juillet, d'après des sources concordantes.
Depuis deux ans, les attaques en mer et enlèvements - souvent attribués par les autorités camerounaises à des "pirates" et dont les cibles sont variées - se sont multipliés au large de Bakassi, région marécageuse de 1.000 km2 et difficile d'accès, frontalière avec le Nigeria.
Envie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nousEnvie d'afficher votre publicité ?
Contactez-nous
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.