Une personne a été tuée, vingt-six ont été extraites des décombres, mardi près de Durban, en Afrique du Sud, dans l'effondrement du toit d'un centre commercial en construction, sous lequel une cinquantaine d'ouvriers seraient encore coincés, selon la police et les secours.
"La plupart de ceux qui sont encore coincés à l'intérieur du bâtiment sont des ouvriers.C'était un centre commercial en construction", a déclaré à l'AFP Mandy Govender, la porte-parole de la police de Tongaat, une localité de la grande banlieue de Durban (est).
La société d'urgences médicales privée ER24 a rapporté que "jusqu'à 50 personnes sont coincées au centre commercial de Tongaat", selon ses équipes sur place.Elle a fait état d'"un mort confirmé (...), 18 blessés sérieux et 2 dans un état critique".
Concernant les blessés, "la plupart d'entre eux ont des fractures, des fractures multiples et des lésions d'écrasement...Certains sont dans un état grave, d'autres vont bien", a témoigné Neil Powell, le responsable des opérations de Crisis Medical, un service de secours local.
"Il fait sombre maintenant et ça devient ingérable, alors qu'il y a toujours des gens coincés sous les débris", a-t-il ajouté.
"Les secouristes ont identifié trois points chauds où des survivants pourraient se trouver.Des fibres optiques sont déployées dans la zone pour déterminer si quelqu'un est en vie", a noté son patron Dean Macpherson.
Un photographe de l'AFP a rapporté qu'environ 200 personnes, policiers, pompiers et secouristes, ont été dépêchés sur place, aidés de chiens renifleurs.
Selon l'agence de presse Sapa, des dalles de béton épaisses d'environ 18 pouces (45 centimètres) se sont effondrées sur une centaine de mètres de long.
Un responsable des pompiers d'eThekwini (la communauté urbaine de Durban) a relevé que des équipes de secours s'employaient également à consolider le bâtiment pour éviter de nouveaux effondrements.
"On travaille pour essayer de stabiliser la situation", a-t-il dit à l'AFP sous couvert d'anonymat car il n'a pas le droit de parler aux médias.
"eThekwini a obtenu un jugement pour arrêter la construction du bâtiment à cause de problèmes de sécurité, mais la société a continué à le construire illégalement", a indiqué Dean Macpherson, le directeur de Crisis Medical.
Ce qu'a confirmé l'adjoint au maire Nomvuzo Shabalala."Nous pensions qu'ils avaient stoppé" le chantier, a-t-il dit à l'agence Sapa.
"Il est encore trop tôt pour dire ce qui a causé l'accident.Pour le moment nous nous concentrons sur les opérations de secours", a noté le porte-parole provincial de la police, Thulani Zwane.
L'agence d'informations sud-africaine SAPA rapporte toutefois qu'un ordre de justice avait intimé le mois dernier à l'entreprise en charge de la construction d'arrêter les travaux.
Selon l'adjointe au maire Nomvuzo Shabalala les plans de construction du centre n'étaient pas conformes au cahier des charges.
Le porte-parole de la police provinciale Thulani Zwane a annoncé qu'une enquête complète serait diligentée mercredi.
Fiona Moonean, dont la cuisine fait face au centre commercial en construction, faisait la vaisselle vers 16H30 (12H30 GMT) quand l'effondrement s'est produit: "Pendant la journée, les gars ont tapé pour retirer l'échafaudage qui retenait la dalle, et puis il y a eu ce bruit, qui était si énorme que j'ai levé la tête.A ce point, j'ai vu toute la dalle s'effondrer, et tout ce que vous pouviez entendre, c'était les gars qui criaient", a-t-elle raconté à l'AFP.
"Quand la poussière a commencé à rentomber, certains gars ont commencé à sortir, et ont essayé d'y retourner pour aider leurs collègues", a-t-elle ajouté.
"Le plus traumatisant, c'était d'entendre les gars crier."
Le faible coût de la main d'oeuvre fait qu'il est courant de voir des centaines d'ouvriers sur un chantier, ce qui explique le grand nombre d'ouvriers piégés.
Les travaux de secours pourraient se poursuivre tout au long de la nuit pour dégager les survivants coincés sous les décombres.
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