Le gouvernement mozambicain a ordonné à l'opérateur de téléphonie mobile Vodacom de mettre un terme à la transmission des textos qui ont permis aux manifestants d'organiser les manifestations contre la vie chère début septembre, a confirmé mardi un responsable de l'entreprise.
"La semaine dernière, la filiale de Vodacom's Group au Mozambique a reçu pour ordre du régulateur des télécommunications de suspendre temporairement le service de SMS dans le pays", a indiqué dans un communiqué Portia Maurice, la directrice des affaires intérieures de Vodacom Mozambique.
"Les lois du pays impliquent que la compagnie se plie à ce type d'instructions et nous avons agi en ce sens.La transmission des SMS a été rétablie mercredi dernier", a-t-elle ajouté.
Les médias locaux avaient déjà rendu compte de telles instructions, mais le ministre de la communication Paulo Zucula avait nié avoir donné un tel ordre.
Le 1er septembre, un texto s'était répandu comme une traînée de poudre dans les quartiers déshérités pour mobiliser contre la vie chère.Ces quelques lignes avaient suffi à embraser les faubourgs de Maputo, où des milliers de personnes ont manifesté pendant trois jours.
La police avait ouvert le feu à balles réelles et quatorze personnes sont mortes au cours des affrontements.
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