Les derniers attentats montrent que les islamistes somaliens shebab sont devenus une "grave menace" pour la communauté internationale, a souligné lundi l'ONU qui a lancé un nouvel appel au gouvernement de transition pour qu'il mette fin à ses querelles.
"Les attentats de Kampala, ultérieurement revendiqués par les shebab, ont révélé pour la première fois la possibilité dont disposent les shebab de planifier et d'exécuter des attentats au-delà des frontières de la Somalie, contre des pays et des entités qui menacent leur idéologie radicale d'insurgés", souligne un rapport au Conseil de sécurité.
"Les attentats ont démontré que les shebab demeurent une grave menace pour la Somalie, la région et la communauté internationale", ajoute le document au nom du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.
Les shebab, qui contrôlent la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, ont revendiqué un double attentat qui a fait 76 morts dans deux lieux publics le 11 juillet à Kampala.
La Somalie sera à l'ordre du jour d'un débat au Conseil de sécurité de l'ONU jeudi et d'une réunion ministérielle sur le conflit lors de l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine.
Vingt ans de guerre civile ont déchiré la Somalie mais l'influence croissante des shebab est une cause d'inquiétude de plus en plus grande pour les nations occidentales.Quelque 7.200 soldats mal équipés faisant partie de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) représentent l'unique rempart empêchant les shebab de s'emparer de la capitale Mogadiscio.
Le gouvernement fédéral de transition (TFG) est traversé par de nombreuses querelles intestines.Créé en janvier 2009, il est depuis soutenu à bout de bras par la communauté internationale.
Le rapport de l'ONU souligne "l'urgence du TFG de travailler en tant qu'institution crédible et le besoin de traiter les besoins financiers urgents de l'Amisom".
Le document ajoute par ailleurs que les attaques de pirates en haute mer "continuent d'avoir un impact négatif sur la sécurité maritime et la navigation au large de la Somalie, exerçant de ce fait une influence négative sur les perspectives économiques, compromettant la confiance dans les affaires et nuisant à la sécurité dans la zone".
Le document souligne cependant que la présence navale dans la région "a réalisé des progrès considérables en maîtrisant la menace de piraterie", mais "beaucoup plus doit être fait, en particulier pour s'attaquer aux racines du problème".
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