Des ministres de l'Environnement de plusieurs pays africains ont entamé jeudi à Libreville une conférence à l'issue de laquelle devrait être retenue une position commune de l'Afrique sur la biodiversité avant un sommet au Japon, a constaté une journaliste de l'AFP.
Cette rencontre de deux jours se tient "à quelques semaines de deux grands rendez-vous internationaux où l'Afrique devra faire entendre sa voix sur la question" de la biodiversité, a souligné le président gabonais Ali Bongo Ondimba dans une allocution diffusée par vidéo à l'ouverture.
M. Bongo, "empêché" en raison d'un agenda chargé, a cité l'Assemblée générale de l'ONU, prévue la semaine prochaine, et le sommet de l'ONU sur la diversité biologique, du 18 au 29 octobre à Nagoya, au Japon.Ce pays a dépêché à Libreville un ambassadeur pour la préparation du sommet.
Durant leurs travaux, les ministres se baseront sur les conclusions d'experts d'une trentaine de pays qui ont "échangé et proposé des positions sur de grandes thématiques liées à la biodiversité", selon le ministre gabonais de l'Environnement, Rufin Pacôme Ondzounga.
Leur mission est "des plus déterminantes pour l'avenir (de l'Afrique) face aux enjeux internationaux en matière de biodiversité", a estimé Ali Bongo.
D'après le comité d'organisation, des ministres d'une vingtaine de pays, dont le Tchad, le Mali, le Rwanda, le Congo-Brazzaville, la République démocratique du Congo, Maroc, et des représentants de plusieurs organisations prennent part à la rencontre, qui se tient à l'initiative du Gabon en collaboration avec des institutions de l'Union africaine (UA) et de l'ONU.
Selon le dossier de presse de la réunion, les experts estiment "le coût de la non-action face aux menaces sur la biodiversité (à) 14.000 milliards d'euros par an d'ici à 2050".
"Plus de 3 milliards de personnes dépendent de la biodiversité biologique marine et côtière.Plus de 1,6 milliard de personnes sont tributaires des forêts et des produits forestiers non ligneux pour leur existence" tandis que "plus d'un milliard d'habitants des zones arides et sub-humides sont menacés par la dégradation des habitats et l'érosion de la diversité biologiques", d'après les mêmes estimations de spécialistes.
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