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INTERVENANTNicolas Bonnet, Pharmacien de santé publique spécialisé en addictologie, praticien dans le service d'addictologie de l'hôpital René Muret à Sevran. Responsable de la consultation "jeunes consommateurs" à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière et directeur du réseau Respadd, le réseau des établissements pour la prévention des addictions fédérant plus de 800 établissements.Aujourd'hui nous allons parler de l'alcool. Quelques chiffres : l'alcool est responsable d'environ 49 000 décès en France et notre pays se place parmi les plus grands consommateurs au monde�?� A l'occasion d'une grande campagne de communication de l'INPES depuis novembre dernier, et du lancement du site www.alcool-info-service.fr, nous répondrons avec nos invités à toutes vos interrogations et nous essaierons de comprendre le fonctionnement de l'alcool sur l'organisme et les effets que cela peut engendrer�?�.Mieux comprendre pourquoi la consommation d'alcool permet dans un premier temps de pouvoir surmonter des situations plus ou moins difficiles : la timidité, le stress, la facilité d'aller vers les autres, la tristesse, les problèmes de la vie courante�?� En France, la consommation d'alcool est fortement intégrée aux relations sociales comme les repas en famille ou entre amis, les sorties entre amis�?�L'alcool a des effets immédiats, essentiellement sur le cerveau, qui se manifestent quelques minutes après la consommation et qui peuvent durer plusieurs heures.Durant toute cette période, le fonctionnement du cerveau et les comportements se modifie de façon suivante : quelques exemples�?�L'alcool au volant : même si la personne ne s'en rend pas compte, les effets de l'alcool commencent à apparaître dès le premier verre. L'alcool augmente le temps de réaction. Il diminue les réflexes, la vigilance et la résistance à la fatigue. Il perturbe également la vision, l'estimation des distances et la coordination des mouvements.Les actes de violence : de par son action sur le fonctionnement du cerveau, l'alcool peut modifier les réactions face à une situation donnée. Elle aura donc tendance à « perdre son sang-froid » plus rapidement, à réagir de façon plus extrême ou plus agressive, en comparaison de ce qu'elle aurait fait si elle n'avait pas consommé d'alcool. De plus, lorsqu'une personne a bu, elle est moins en capacité de se défendre et devient donc plus vulnérable aux agressions.Impact de l'alcool sur la sexualité ? : bien que l'alcool désinhibe et puisse aider à se sentir plus à l'aise, il peut également perturber l'érection chez l'homme et diminuer le plaisir chez la femme. L'alcool affecte le libre-arbitre et la capacité à maîtriser la situation. Le risque est d'avoir une relation sexuelle non souhaitée ou d'oublier d'utiliser un préservatif, exposant à un risque de grossesse non désirée ou de contamination par le virus du sida ou toute autre infection sexuellement transmissible.Mais attention l'alcool est un « ami qui ne nous veut pas que du bien�?� ». Sa consommation régulière peut conduire vers une dépendance qui devient de plus en plus lourde�?� et dont on ne peut se sortir seul.Beaucoup de Français boivent tous les jours de l'alcool, ne serait-ce qu'à l'occasion des repas, sans qu'il soit question d'ivresse ou de dépendance. Ces consommations régulières font peser de réels risques sur la santé�?�Trois principaux profils de consommateurs d'alcool :_ 1.le buveur excessif occasionnel : qui prend des risques immédiats suite à sa consommation excessive : accidents de la vie courantes, AVC, accidents de la route, violences�?�_ 2.le buveur régulier excessif : ça peut être une personne qui boit par exemple une bouteille de vin tous les jours, mais qui peut malgré tout s'arrêter de boire pendant une semaine, sans problème de dépendance. Ceci concerne plus principalement les hommes de 40 ans et plus._ 3.Le buveur alcoolo dépendant : dans un plus ou moins long terme, l'alcool prend le dessus et la personne devient dépendante. Tout d'abord, elle s'habitue à l'alcool et développe une tolérance. Cela signifie qu'elle doit boire des quantités plus importantes d'alcool pour ressentir les effets qu'elle recherche. Il vient ensuite un moment où elle ne boit plus pour ce que lui procure l'alcool mais parce que cela devient une nécessité. Elle cherche à éviter le manque, qui se manifeste notamment par des suées, des tremblements, des vertiges. C'est une dépendance.Nous allons dans cette émission nous intéresser principalement aux 2 premiers profils. La consommation régulière excessive concerne majoritairement les hommes de plus de 40 ans. Que cela soit par habitude ou pour gérer le stress professionnel ou de la vie quotidienne, la banalisation de la consommation rend extrêmement difficile d'envisager qu'elle puisse poser un problème.Les buveurs réguliers restent un public difficile à sensibiliser : ils ont une moins bonne connaissance des repères de consommation et ont par ailleurs une tendance à minimiser leur consommation et à écarter le risque pour eux même. Face à cette forme de déni social, il importe donc de rappeler :Ce qu'on appelle communément « alcool », malgré des modes de production très différents, n'est en réalité composé que d'une seule et même substance, l'éthanol, qui agit de manière spécifique sur l'organisme. L �??alcool est une substance cancérogène : les personnes qui boivent un verre tous les jours présentent un risque de cancer supérieur par rapport aux personnes « abstinentes ». Ce risque s'accroit considérablement dès qu'on dépasse 4 verres par jour.Le risque d'accident ou de violence augmente dès qu'on atteint 5 verres par jour, et dans de moindres proportions, favorise également les risques cardio vasculaires, les risques d'hypertension mais aussi cancers de l'�?sophage�?� à détailler avec l'invité�?�La nouvelle campagne contribue à débanaliser l'alcool et à réduire la consommation excessive. S'il est communément admis que refuser un verre peut donner l'impression de gâcher le moment festif, les spots s'emploient à montrer justement l'inverse. Dire non à l'alcool devient simple, possible et naturel.Savoir dire non au verre de trop, c'est protéger sa santé�?�Quelques équivalences entre le différents types d'alcool :Il est important de rappeler certains points concernant l'alcool. Il y a beaucoup d'idées reçues : Les aides :Il est très difficile de se sortir seul de cet état. Parfois même si la famille le ressent, le consommateur lui restera dans le déni. Comment faire ? A qui en parler ?La campagne met en avant son site d'information : alcool info service. Il a pour mission d'informer, de soutenir, de rassurer, de partager afin d'être au plus proche du grand public et d'aider chacun dans son rapport à l'alcool. Inciter les auditeurs à consulter le site. Ils trouveront questions/réponses �?? les chats �?? annuaires des structures spécialisées �?? des forums �?? des témoignages�?� 0980 980 930 - de 8h à 2h du matin, appel non surtaxé.Possibilité de remplir un questionnaire pour savoir où on en est avec l'alcool. **Repérage des risques liés à la consommation d'alcool en pharmacie d'officine questionnaire, AUDIT, niveaux de risque et recommandations.Le médecin traitant peut être le premier interlocuteur. Il vous posera des questions pour évaluer la situation�?�.et vous conseillera. Ne pas avoir honte d'en parler�?� il ne faut pas rester seul face à ce problème.Nous venons de rappeler les risques de l'alcool, mais ceci ne veut pas dire qu'une personne est alcoolique. Quelle est la frontière entre consommation abusive d'alcool et alcoolo dépendance ? (réponse détaillée du médecin)La dépendance à l'alcool ou « alcoolo-dépendance » est définie par un besoin - une nécessité - de boire qui peut cohabiter avec l'envie d'arrêter ou de reprendre le contrôle de sa consommation.Comment s'installe la dépendance ?La dépendance à l'alcool s'installe souvent de manière insidieuse. Cela peut prendre des années avant que la personne qui boit ou son entourage prennent réellement conscience de son existence. L'alcoolisme est souvent nié, à la fois par la personne concernée ou la famille. Il est donc très difficile d'amener une personne concernée à en parler à un médecin, à un spécialiste.Quand l'alcool devient un besoin quotidien�? plus ou moins long terme, l'alcool prend le dessus et la personne devient dépendante. Tout d'abord, elle s'habitue à l'alcool et développe une tolérance. Cela signifie qu'elle doit boire des quantités plus importantes d'alcool pour ressentir les effets qu'elle recherche. Il vient ensuite un moment où elle ne boit plus pour ce que lui procure l'alcool mais parce que cela devient une nécessité. Elle cherche à éviter le manque, qui se manifeste notamment par des suées, des tremblements, des vertiges.Ne pas hésiter à parler de l'alcool à son médecin traitant. Ne pas rester seule face à un problème avec l'alcool�?�Alcool Info service �?? 0980 980 930 �?? de 8h à 2h du matin, appel non surtaxé.www.alcool-info-service.fr[Repérage des risques liés à l'alcool->http://africa1.com/Questionnaire1.pdf][Quelle conduite tenir face à une consommation de substances psycho-actives ?->http://africa1.com/Livret1.pdf]

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