Une ex-otage sud-Africaine relâchée la semaine dernière par Al-Qaïda a supplié jeudi qu'on libère son époux toujours détenu au Yémen et que ses ravisseurs ont menacé d'exécuter si elle ne payait pas de rançon d'ici vendredi.
Relâchée vendredi dernier après neuf mois de captivité, Yolande Korkie, 43 ans, dont le mari était professeur d'anglais au Yémen, se voit réclamer 3 millions de dollars (2,2 millions d'euros) dans un ultimatum lancé par Al-Qaïda.
"Nous vous demandons, vous Al-Qaïda, de faire preuve de pitié, de tolérance et de pardon, s'il vous plaît, relâchez Pierre", a-t-elle supplié lors d'une conférence de presse à Johannesburg.
Le couple avait été capturé le 27 mai 2013.Ils vivaient dans ce pays depuis quatre ans avec leurs deux enfants adolescents.
La voix brisée par l'émotion, Yolande Korkie a invoqué l'histoire de l'Afrique du Sud et de son ancien président Nelson Mandela, demandant aux ravisseurs de s'inspirer de lui et de sa capacité à pardonner.
"Le Yémen et l'Afrique du Sud ne sont pas des pays riches", a-t-elle ajouté, laissant entendre qu'elle ne pouvait pas payer la rançon.
Elle-même a été libérée au prix de longues négociations menées par l'association humanitaire sud-africaine Gift of the Givers.Mais selon son président, Imtiaz Sooliman, les pourparlers pour libérer son époux, 56 ans, "sont dans l'impasse".
"Nous vous rendrons la tête de Pierre dans une boîte": c'est en ces termes les ravisseurs ont menacé Mme Korkie si elle ne payait pas, selon M. Sooliman.
Elle a été libérée dans la région d'Abyan (sud) à plus de 200 km de la ville de Taiz.
Les partisans d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique sont considérés par Washington parmi la branche de jihadistes la plus dangereuse et ils restent actifs dans la région d'Abyan malgré des interventions militaires soutenues par les �?tats-Unis.
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