Le gouvernement burundais a demandé "avec insistance" au secrétaire général de l'ONU d'être rayé de la liste des pays impliqués, selon un pré-rapport de l'ONU, dans les violations graves commises en République démocratique du Congo (RDC) entre mars 1993 et juin 2003.
"Le gouvernement du Burundi vient d'envoyer une note de protestation contre les allégations faites sur les ex-Forces Armées Burundaises (FAB) et les ex-Forces pour la Défense de la Démocratie (FDD, ex-rébellion) au secrétariat général de l'ONU", selon un communiqué signé par le porte-parole du gouvernement, Philippe Nzobonariba.
Un rapport préliminaire des Nations unies, qui recense les violations graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire entre mars 1993 et juin 2003 en RDC, détaille les massacres, viols et pillages commis par des militaires de plusieurs pays et groupes rebelles de la région des Grands Lacs au cours des deux guerres qui se sont déroulées dans l'ex-Zaïre.
Il met ainsi en cause l'ex-armée régulière burundaise et la rébellion des FDD dans plusieurs violations graves des droits de l'homme en RDC durant cette période.
Selon le communiqué du gouvernement, les allégations portées contre les ex-FAB et les ex-FDD "n'ont pas de raison d'être dans la mesure où ni l'un ni l'autre des deux ex-belligérants n'ont jamais été en collusion avec aucune des forces en présence sur le sol de la RDC".
"Le théâtre des opérations" des belligérants burundais "a toujours été sur le sol burundais", assure le porte-parole.
Les gouvernements burundais successifs ont toujours nié être intervenus aux côtés du Rwanda et de l'Ouganda pour chasser le président zaïrois Mobutu Sese Seko.Par ailleurs, selon des sources concordantes, les ex-rebelles des FDD étaient alliés au régime Mobutu et intégrés dans son dispositif militaire.
Le Burundi sort d'un longue guerre civile (1993-2006) qui a opposé les FAB, alors dominées par la minorité tutsi, aux mouvements rebelles hutu, notamment les FDD, actuellement au pouvoir.
Depuis 2005, le Burundi s'est doté d'une armée et d'une police paritaires entre les deux ethnies.
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