Le gouvernement centrafricain a accusé Martin Ziguélé, principal opposant et probable candidat à la présidentielle de 2011, de diriger la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), dans une déclaration vendredi à la radio nationale.
M. Ziguélé qui préside le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) est le "nouveau président de fait de la CPJP, désormais branche armée du MLPC", a estimé le porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika.
"Le gouvernement par ma voix tient à témoin l'opinion nationale et internationale (...) des dérives terroristes et tribalo-ethniques de M. Martin Ziguélé et sa bande armée", a déclaré le porte-parole.
Interrogé par l'AFP, M. Ziguélé a qualifié cette déclaration de "grotesque, ridicule et indigne d'un membre du gouvernement".
"Si un membre du gouvernement affirme détenir des preuves d'un délit que j'ai commis, qu'il porte plainte devant la justice", a-t-il ajouté.
Ancien Premier ministre (2001-2003), Martin Ziguélé avait été investi en juin 2009 par son parti pour être candidat à l'élection présidentielle qui devait se tenir en avril 2010 mais a été reportée à deux reprises.
Le premier tour des élections présidentielle et législatives en Centrafrique a finalement été fixé par décret présidentiel au 23 janvier 2011, et l'éventuel second tour au 20 mars.
Le dépôt des candidatures pour l'élection présidentielle doit avoir lieu entre le 10 octobre et le 8 novembre 2010.
Figure de la scène politique centrafricaine, M. Ziguélé avait été candidat à la présidentielle de 2005, battu au second tour par François Bozizé.
La CPJP n'a pas signé les accords de paix en Centrafrique en 2008 et 2009.Son principal dirigeant est l'ex-ministre Charles Massi donné pour mort par sa famille après avoir été torturé en janvier dernier dans une prison centrafricaine.
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