Les chefs d'état-majors de quatre pays du Sahel étaient réunis dimanche dans le sud algérien pour renforcer leur coopération en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé dans cette région où sévissent les unités d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, a appelé dans son discours d'ouverture les pays du Sahel à "respecter leurs engagements et à passer à l'action" sur le terrain dans la lutte contre le terrorisme dans cette région.
Cette réunion extraordinaire du Conseil des chefs d'état-major d'Algérie, du Mali, de Mauritanie et du Niger à Tamanrasset, dans le sud algérien se tient après l'enlèvement au Niger, dans la nuit du 15 au 16 septembre, de sept personnes dont cinq Français, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Les otages sont détenus dans le nord malien, non loin de la frontière algérienne, selon une source malienne proche du dossier, une information confirmée par une source à la présidence française.
Selon le général Gaïd Salah, cette réunion, organisée à l'initiative de l'Algérie, permettra de "débattre les termes de notre coopération (...), de lever les incompréhensions qui persistent et dégager les solutions idoines en vue de renforcer l'action effective et concertée et atteindre les objectifs tracés dans notre stratégie de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée".
Il s'est dit "persuadé que cette réunion va renforcer notre coopération et les liens de fraternité, de solidarité et de bon voisinage (pour) inspirer de nouvelles impulsions autour de notre objectif de pourchasser et de détruire le terrorisme".
De son côté, un porte-parole, le colonel Mabrouk Sebaâ, a indiqué que la rencontre traduisait la ferme détermination des pays membres du comité à "prendre en charge de façon autonome et collective leurs questions sécuritaires".
Le colonel Sebaâ, cité par l'agence de presse APS, a ajouté que cette réunion intervenait "en temps opportun au regard de la succession des derniers évènements survenus dans la région".
Selon lui, les participants doivent discuter du renforcement de leur coopération "en vue d'instaurer, ensemble, un mécanisme adapté pour faire face, avec toute la rigueur requise et l'efficacité escomptée, au phénomène terroriste et ses ramifications".
L'Algérie, considérée comme leader dans la région en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme qui affectent de nombreux pays du Maghreb et du Sahel, milite depuis longtemps en faveur d'une coopération régionale accrue pour combattre ce fléau.
Le ministre algérien des Affaires maghrébines et africaines Abdelkader Messahel avait notamment estimé le 21 septembre que les pays africains étaient capables d'endiguer le terrorisme dans la région du Sahel pour peu qu'ils coopèrent sur le terrain.
Une réunion de ce comité s'était déjà tenue à Tamanrasset en août 2009.Alger a créé un poste de commandement (PC) régional à Tamanrasset pour coordonner les activités anti-Aqmi de son armée, associée à celles de Mauritanie, du Mali et du Niger, mais il n'y a pour l'instant pas eu d'opérations communes connues aux quatre armées.
Alger avait également abrité en mars une réunion de sept pays africains (Algérie, Burkina Faso, Tchad, Libye, Mali, Mauritanie et Niger) au terme de laquelle les participants avaient condamné "sans équivoque" la prise d'otages et le paiement de rançons à des "entités terroristes" actives dans la région sahélo-saharienne.
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