« Nous sentons tous l'urgence de la situation, et voulons agir, aussi bien individuellement que de manière collective, en faisant de notre mieux afin que des solutions soient trouvées à la crise. Je suis de près les violations des droits de l'homme mais aussi les besoins humanitaires », a souligné la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.
« Mon équipe a parcouru tout le pays, et nous savons que de réels cas d'atrocités et de tueries ont été commis, premièrement par les ex-seleka, ensuite par des anti-balaka. Nous les avons enregistrés et soumis un rapport au Conseil des droits de l'homme. Et, bien entendu, Je suis profondément préoccupée par les incitations interreligieuses, des propos incitatifs et haineux du genre : �??nous devons faire un nettoyage, ou encore nous devons effacer toute trace de musulmans' car ce genre d'incitation pourrait conduire à un conflit de plus grande envergure », a fait observer Mme Navi Pillay.
Et de souligner : « je suis donc venue ici pour joindre ma voix au plaidoyer en faveur des ressources pour l'équipe pays des Nations Unies, pour la Misca et pour la population centrafricaine. Comme l'a dit la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et de Coordonnatrice des secours d'urgence, Mme Valerie Amos, les fonds promis ne sont pas décaissés à la mesure de nos attentes, et il est extrêmement urgent que certains d'entre nous joignent leur voix à cet appel afin que ces fonds soient urgemment mis à disposition de la RCA ».
A l'agenda de Mme Pillay dans le pays, figurent la rencontre avec la chef de l'Etat de la Transition, Mme Catherine Samba - Panza, le Premier ministre et les ministres de la Justice, et de la Communication et la Réconciliation, ainsi que des échanges avec des représentants de l'Union africaine, de la Communauté économique des �?tats de l'Afrique centrale et de l'Union européenne. Mme Pillay rencontrera aussi l'Ambassadeur de France, le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l'Union africaine et chef de la MISCA, ainsi que les commandants des deux forces militaires, MISCA et Sangaris, et visitera des sites de destruction et de déplacés pour y rencontrer une partie des quelque 650.000 déplacés internes de la RCA.
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