Plus de 550.000 tonnes de noix de cajou ou anacarde, dont la Côte d'Ivoire est le deuxième producteur mondial, ont été récoltées pendant la saison 2013-2014, ce qui constitue un record, s'est félicité jeudi un responsable de la filière.
Une croissance de 10% a été constatée par rapport à 2012-2013, quand 500.000 tonnes avaient été récoltées, ce qui constitue "un record de production", a affirmé Malamine Sanogo, le directeur du Conseil coton-anacarde (CCA), qui gère la filière.
Ce résultat intervient alors qu'une réforme garantissant un prix d'achat a été imposée pour la première fois pour aux cultivateurs de noix de cajou, comme c'est déjà le cas pour les producteurs de café et de cacao.
Ce prix, fixé à 225 FCFA (0,38 euro) le kilo pour 2013-2014 - contre 200 FCFA (0,30 euro) en 2012-2013-, a été "bien suivi" durant cette campagne alors qui il était "rarement respecté auparavant", a expliqué M. Sanogo, promettant une amélioration "constante" du prix.
La volatilité des prix était auparavant de rigueur."L'année dernière, le produit s'achetait parfois à 25 francs CFA (3 centimes d'euros) ce qui avait provoqué beaucoup de crispation et de colère en milieu rural", s'est souvenu le directeur du CCA.
La campagne de sensibilisation sur l'amélioration de la qualité du produit a également porté "ses fruits", selon ce responsable, même si des efforts sont attendus dans la transparence de la commercialisation et le renouvellement des vergers vieillissants.
La Côte d'Ivoire, deuxième producteur mondial d'anacarde, derrière l'Inde (700.000 t), aspire à occuper le premier rang.
Le Conseil coton-anacarde prévoit d'atteindre un million de tonnes d'ici cinq ans, grâce à une meilleure rémunération des planteurs.
La noix de cajou produit de l'amande utilisée en cuisine et dans les produits cosmétiques.La coque de la noix brute contient un liquide qui est utilisé comme fluide pour les systèmes de freinage des avions.
La pomme de cajou sert également à confectionner du vin, de la liqueur, du sirop, de la confiture et du jus.
La filière emploie 250.000 producteurs regroupés dans une vingtaine de coopératives et nourrit 1,5 million de personnes directement ou indirectement en Côte d'Ivoire.
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