Plus de 97 personnes ont été tuées et 400 autres blessées dans les combats qui opposent depuis le 13 juillet des milices rivales pour le contrôle de l'aéroport de Tripoli, selon un bilan établi dimanche par le ministère de la Santé.
Ce bilan s'appuie sur les rapports de huit hôpitaux publics à Tripoli et de ses banlieues, et ne prend pas en compte les victimes prises en charge dans des hôpitaux de campagne ou dans d'autres villes.
Le dernier bilan, qui datait du 20 juillet, faisait état de 47 morts et 120 blessés.
Des affrontements opposent depuis le 13 juillet des milices rivales pour le contrôle de l'aéroport de Tripoli, dans le cadre d'une lutte d'influence politique et régionale.
Dimanche encore, des combats faisaient toujours rage autour de l'aéroport.Des explosions résonnaient depuis la matinée dans le sud de la ville, où se concentrent les affrontements.
Ces violences risquent de plonger le pays dans la guerre civile, compte tenu de la faiblesse des autorités de transition qui ont jusqu'à présent échoué à construire une armée et une police professionnelles.
Plusieurs pays européens dont le Royaume-Uni et l'Allemagne ont enjoint leurs ressortissants de quitter la Libye, où un convoi de l'ambassade britannique a été attaqué dimanche, tandis que les Etats-Unis ont évacué leur personnel diplomatique samedi.
"La situation est extrêmement imprévisible et incertaine", a souligné dimanche le ministère allemand des Affaires étrangères."Les ressortissants allemands encourent un danger accru d'enlèvements et d'attentats".
Londres a aussi appelé les ressortissants britanniques en Libye à "partir maintenant par des moyens privés", déconseillant tout voyage dans ce pays, dans de nouvelles recommandations publiées samedi soir sur le site du Foreign Office.
Entre 100 et 300 Britanniques résident actuellement en Libye.
Le ministère des Affaires étrangères a précisé que l'ambassade de Grande-Bretagne à Tripoli restait ouverte, "mais avec un personnel réduit" et que sa "capacité à fournir une assistance consulaire (était) très limitée".
La Belgique avait recommandé dès le 16 juillet à ses ressortissants de quitter la Libye.La Turquie, l'Espagne et Malte émettent la même consigne.
Les Etats-Unis ont quant à eux évacué samedi sous escorte aérienne tout leur personnel diplomatique de leur ambassade en Libye, qui s'était retrouvé pris depuis le 13 juillet au milieu de violents combats entre milices rivales sur la route de l'aéroport de Tripoli.
De nombreux pays européens déconseillent les voyages en Libye, comme le Portugal, l'Autriche, la Roumanie, la Suisse, les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande.
La France de son côté n'a pas émis de tel conseil, mais a appelé les voyageurs en Libye à "la plus extrême prudence" et déconseillé les déplacements dans plusieurs zones du pays, notamment Benghazi (est) où un Français a été tué en mars.
L'Italie invite aussi ses ressortissants à "limiter au maximum les déplacements sur le territoire (libyen), même dans les villes" et à "se tenir informés en permanence de la situation sécuritaire".
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