RDC: ouverture du procès des meurtriers présumés d'un officier

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Beni (RD Congo) (AFP)

Le procès des meurtriers présumés du colonel congolais Mamadou Ndala, chef charismatique d'un bataillon commando tué en janvier, s'est ouvert mercredi à Beni, dans l'Est de la République démocratique du Congo, a constaté un journaliste de l'AFP.

Vingt personnes sont jugées par la cour opérationnelle militaire du Nord-Kivu pour le meurtre de ce jeune officier adulé de ses hommes et auréolé de nombreuses victoires contre la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23), défaite en novembre 2013.

Basée habituellement à Goma, capitale du Nord-Kivu, province de l'Est de la RDC ravagée par les conflits depuis plus de vingt ans, la Cour s'est déplacée à Beni, dans le Nord de cette région.

Douze des accusés ont comparu en plein air devant le tribunal : dix militaires, un civil et un membre d'un groupe rebelle.Les huit autres, tous civils, sont en fuite.

Parmi les principaux accusés figure le lieutenant-colonel Tito Bizuru, ancien commandant de la place militaire de Beni.A la lecture de son nom, une clameur de réprobation est montée de l'assistance.

Chef du 42e bataillon commando de l'Unité de réaction rapide (URR) congolaise, le colonel Ndala a été tué le 2 janvier par un tir de roquette ayant visé son véhicule dans les environs de Beni peu après avoir quitté cette ville.

Considéré comme un héros par un grand nombre d'habitants du Nord-Kivu, qu'il avait réconciliés avec une armée congolaise généralement réputée pour son inefficacité, son indiscipline et sa capacité à vivre sur les populations civiles, il a été élevé au grade de général à titre posthume.

Se réjouissant de l'ouverture du procès, la Lutte pour le changement (Lucha), mouvement de jeunes indignés actif au Nord-Kivu, a souhaité dans un communiqué que celui-ci "soit un véritable moment de vérité et de justice, et non pas une simple formalité destinée à calmer l'opinion publique et à cacher pour de bon la vérité sur ce crime ainsi que ses vrais auteurs et commanditaires".

La Société civile du Nord-Kivu a espéré pour sa part que la Cour ne se livre pas à "une parodie de justice ou à un simulacre de procès".

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