Sept Nigérians et deux Equato-Guinéens, jugés et condamnés pour l'attaque du palais présidentiel de Malabo en février 2009, ont été graciés la semaine dernière et libérés, a appris jeudi de sources officielles équato-guinéennes.
Aux termes d'un décret daté du 6 octobre et dont l'AFP a obtenu copie, le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a accordé un "pardon total" aux sept "étrangers" - les Nigérians - "condamnés à 12 ans de prison pour invasion violente de la résidence du chef de l'Etat" lors de l'attaque du 17 février 2009.
Ces Nigérians, condamnés début avril et incarcérés depuis, clamaient leur innocence, affirmant être des pêcheurs qui se rendaient au Cameroun lorsqu'ils ont dérivé et ont été interceptés par la Marine équato-guinéenne le jour de l'assaut.
Selon le décret présidentiel, la grâce a été accordée également à deux Equato-Guinéens condamnés 20 ans de prison pour "attentat contre le chef de l'Etat et trahison" à l'issue du procès des accusés de l'attaque de 2009.
Le président a aussi décidé l'octroi de 8 millions de FCFA (12.200 euros) à titre d'indemnisation à la famille d'un agent de la sécurité présidentielle tué lors de l'assaut, et de prendre en charge les frais d'hospitalisation des militaires grièvement blessés.
Par ailleurs, la grâce présidentielle a été accordée à deux autres Equato-Guinéens qui purgeaient une peine de cinq ans de prison notamment "pour insulte aux forces armées" et "trouble à l'ordre public.Ils avaient été condamnés à une date non indiquée par un tribunal militaire à Bata (sud).
Ces décisions ont été prises "pour consolider la réconciliation nationale" et "par esprit de magnanimité" du président, selon le décret.
"Toutes les personnes amnistiées ont été libérées, y inclus les étrangers", a affirmé jeudi à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Jeronimo Osa Osa Ecoro.
Les libérations avaient auparavant été rapportées à l'AFP par le directeur adjoint du journal officiel Ebano ("Ebène"), Gil Othaga.
Le 17 février 2009, des hommes armés venus par la mer avaient tenté de débarquer à Malabo.Les autorités avaient affirmé avoir repoussé l'attaque, qui visait selon elles le palais présidentiel.
Le pouvoir avait initialement attribué l'attaque au groupe rebelle nigérian du Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend), et affirmé qu'ils avaient bénéficié de "soutiens" d'Equato-Guinéens.
Toutefois en août, un tribunal militaire avait condamné à mort quatre équato-guinéens accusés d'être impliqués dans l'attaque.Selon Amnesty International, ils ont été exécutés immédiatement après leur condamnation.Malabo n'a pas confirmé les exécutions.
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