Ouganda: aggravation des atteintes aux droits de l'Homme, selon Amnesty

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Kampala (AFP)

Le vote de récentes "lois délétères" en Ouganda a aggravé la répression, la violence contre les individus et les discriminations contre les homosexuels et les femmes, a estimé jeudi à Kampala l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International.

Selon l'ONG, trois textes entrés en vigueur au cours des 18 mois écoulés - Loi sur la gestion de l'ordre public, Loi antipornographie et Loi (depuis annulée par la justice) antihomosexualité - ont "violé les droits fondamentaux, alimenté les pratiques discriminatoires et empêché les gens d'obtenir justice".

"Chacun de ces textes seul est nocif mais leur effet cumulatif a un effet particulièrement préjudiciable sur les droits humains", écrit Amnesty dans ce rapport intitulé "L'Autorité de la loi: législation discriminatoire et légitimation des abus en Ouganda" et publié jeudi.

La Loi sur la gestion de l'ordre public, entrée en vigueur fin 2013, "accorde à la police des pouvoirs étendus sur le contrôle des rassemblements publics", rappelle Amnesty.

Elle "institutionnalise les restrictions aux libertés d'expression, d'association et de rassemblement pacifique (...) au-delà de ce que permet le droit international", estime Amnesty, qui affirme qu'elle a abouti à la dispersion de manifestations pacifiques et à l'interdiction d'antenne de militants anticorruption.

Entrée en vigueur en février et annulée par la Cour constitutionnelle en août, la loi antihomosexualité, qui aggravait une législation déjà répressive contre les relations homosexuelles, a abouti à des arrestations arbitraires et des mauvais traitements en prison de membres de la communauté homosexuelle.

En raison de cette loi, qui obligeait notamment à les dénoncer, des homosexuels réels ou supposés ont été chassés de chez eux ou renvoyés de leur emploi, a indiqué à l'AFP la directrice régionale pour l'Afrique de l'Est d'Amnesty International, Sarah Jackson.

Amnesty dénonce également la "formulation vague" et la "portée mal définie" de la loi antipornographie, en vigueur depuis mai, estimant qu'elle a "légitimé les attaques contre les femmes" supposées vêtues de manière provocante.

 

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