Les dirigeants des principaux partis de l'opposition tanzanienne ont signé un accord dans lequel ils s'engagent à présenter des candidats uniques à tous les échelons des élections d'octobre 2015, y compris à la présidentielle, a-t-on appris auprès de ces formations lundi.
Les signataires de l'accord sont le Chadema (Parti pour la démocratie et le développement), le Front civique uni (CUF), la Convention nationale pour la construction et la réforme (NCCR) et la Ligue nationale pour la démocratie (NLD).
"Nous, dirigeants nationaux des partis Chadema, CUF, NCCR et NLD, décidons de présenter des candidats de consensus à tous les échelons, c'est-à-dire aux élections municipales, législatives et présidentielle", indique l'accord en swahili daté de dimanche.
L'opposition a dans le passé déjà exprimé le souhait de s'allier pour une présidentielle, mais elle n'est jamais parvenue, jusqu'ici, à formaliser ce voeu dans un accord.
La nouvelle coalition doit cependant encore désigner son candidat à la présidentielle.
Plusieurs aspirants à la magistrature suprême se sont en revanche déjà manifestés au sein du Chama cha Mapinduzi (CCM), parti au pouvoir depuis les années 60, dont l'actuel premier ministre Mizengo Pinda.
Le Chadema, le principal parti de l'opposition, recrute essentiellement dans les zones urbaines de la Tanzanie continentale.
Le CUF est le principal parti de l'opposition sur l'archipel semi-autonome de Zanzibar, où il a réussi à imposer au parti au pouvoir un gouvernement de coalition.
Les quatre partis s'engagent en outre à faire campagne contre le projet de nouvelle Constitution, un texte adopté par une assemblée constituante qu'avait boycottée l'opposition.
L'opposition estime que le projet de nouvelle Constitution, sur laquelle les Tanzaniens sont appelés à se prononcer par référendum en avril, apporte peu de changements au système politique actuel du pays.
L'opposition souhaitait un régime présidentiel moins fort et un système fédéral renforcé -- que la Tanzanie continentale, ou ex-Tanganyika, ait, comme l'archipel semi-autonome de Zanzibar, son propre système politique (gouvernement, parlement..), en plus du système tanzanien fédéral -- ce qui n'a pas été retenu.
Si elle est adoptée en avril, la nouvelle Constitution entrera en vigueur avant les élections générales d'octobre 2015.Mais le texte n'autorisera pas le président Jakaya Kikwete à briguer un troisième mandat.
Plusieurs dirigeants de la région -- parmi lesquels les présidents rwandais Paul Kagame, burundais Pierre Nkurunziza et congolais Joseph Kabila -- sont soupçonnés de chercher à modifier ou contourner la Constitution de leurs pays pour briguer chacun un troisième mandat.
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