FrLe Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est dit prêt jeudi à discuter avec les autorités libyennes de la récente fermeture du bureau de l'agence onusienne dans la capitale libyenne décidée par Tripoli.
"Le HCR cherche à obtenir un dialogue ouvert et constructif avec la Libye pour dissiper tout désaccord et atteindre un consensus pour reprendre les activités" de l'organisation, a expliqué aux journalistes une porte-parole de l'organisation, Melissa Fleming.
Soulignant que la Libye n'est pas signataire de la Convention de Genève sur les réfugiés, Tripoli a estimé que la présence du HCR en Libye était illégale et a ordonné le 2 juin à l'agence onusienne de fermer son bureau local, ouvert depuis 1991 et où elle emploie 26 personnes.
Les autorités libyennes ont précisé ne pas avoir signé d'accord de coopération avec le HCR, ajoutant qu'elles avaient autorisé en 2001 la nomination d'un représentant de l'agence onusienne en Libye dont la mission était "limitée à résoudre un problème particulier.Mais son travail était devenu par la suite illégal".
"La Libye n'a pas de structure d'asile et cette décision (de fermer le bureau du HCR) va laisser un grand vide pour les milliers de réfugiés et demandeurs d'asile qui sont déjà sur place et bien sûr pour ceux qui continuent d'arriver par bateau chaque semaine", avait déploré la porte-parole du HCR suite à l'annonce de la Libye.
Ce pays constitue une plaque tournante de l'immigration clandestine vers l'UE dans la région de la Méditerranée.De nombreuses organisations de défense des droits de l'homme estiment que le refoulement vers la Libye des immigrants illégaux et des réfugiés les expose à des violations de leurs droits.
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