La Commission électorale nigériane devrait se prononcer samedi sur un éventuel report des élections législatives et présidentielle, prévues le 14 février, a déclaré vendredi un porte-parole.
Le président de la Commission électorale indépendante (INEC), Attahiru Jega, a rencontré jeudi le très puissant Conseil d'Etat nigérian afin de discuter du niveau de préparation du pays en vue du scrutin.
La réunion du Conseil d'Etat, qui s'est tenue à huis-clos et auquel ont assisté le président actuel Goodluck Jonathan, plusieurs anciens chefs d'Etat, des gouverneurs, des responsables des forces de sécurité et les représentants de l'INEC, a duré plus de sept heures.Les débats sur le report du scrutin ont été très tendus, selon plusieurs sources.
D'après l'INEC, 68,8 millions d'électeurs (sur une population globale de 170 millions d'habitants) sont inscrits sur les listes mais la distribution des cartes d'électeurs est confrontée à des problèmes logistiques dans plusieurs régions, notamment dans le nord-est, secoué par l'insurrection de Boko Haram.
Suite à la réunion de jeudi, "la commission a planifié des réunions consultatives avec les présidents et secrétaires de tous les partis politiques inscrits" et doit rencontrer chacun de ses responsables régionaux, a déclaré le porte-parole de l'INEC Kayode Idowu dans un communiqué.
"La commission tiendra ensuite une conférence de presse afin d'informer la Nation sur sa décision quant à la tenue ou non des élections générales à la date prévue" a-t-il ajouté.
Face aux nombreux appels à repousser l'élection, M. Jega s'est montré ferme et décidé, en affirmant que l'INEC était prête pour l'échéance du 14 février.
Le conseiller national à la sécurité du président Jonathan avait estimé que l'élection présidentielle devait être reportée, affirmant que trente millions de cartes d'électeurs n'avaient toujours pas été distribués.
D'autre part, la situation dans le nord-est a changé rapidement ces dix derniers jours, l'armée tchadienne, une des plus puissantes de la région, ayant lancé une offensive de grande envergure contre Boko Haram sur le sol nigérian, avec des bombardements aériens et des combats au sol.
Même si le Nigeria et le Tchad ont annoncé des victoires majeures contre le groupe islamiste cette semaine, Boko Haram contrôle toujours une grande partie du nord-est et les violences dans cette région risquent d'empêcher les électeurs de se rendre aux urnes encore pendant plusieurs mois.
Le Congrès Progressiste (APC), principal parti d'opposition, s'oppose à un report du scrutin.
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